[TO] Règles techniques

Consolider une écluse par jet grouting

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail - Transport fluvial - Travail

Le délai de chantier est limité par sa mise en chômage durant seulement un mois.

L’écluse des Fontinettes à Arques (Pas-de-Calais) a remplacé en 1968, sur la liaison Dunkerque-Valenciennes, un ascenseur à bateaux devenu, depuis, une étape du tourisme régional. Cette écluse présente deux problèmes : sa tête aval s’est légèrement enfoncée, et des désordres sont apparus sur les joints de contraction du sas et des aqueducs. Un groupement d’entreprises composé d’Intrafor (mandataire) et de Norpac va réaliser la réfection en mai durant la mise en chômage de l’écluse.

Intrafor consolidera le sol en sous-oeuvre par « jet grouting ». Il s’agit d’injecter à très forte pression dans le sol un coulis de ciment qui redonne une qualité de portance optimale au sol en réalisant des colonnes d’injection voisines les unes des autres. Le travail se fait sous la nappe phréatique ce qui nécessite une protection de l’extrémité de la tige de forage.

Ce chantier se caractérise aussi par son ampleur. Pour tenir les délais il est prévu deux ateliers avec trois postes de travail, pour 28 à 30 personnes en pointe. Intrafor prévoit environ 210 colonnes de jet grouting d’une hauteur moyenne de 7 m et de 1,75 m de diamètre. 600 t de ciment seront utilisées.

Pour traiter les 892 m de joints, Norpac a mis au point trois types d’outils de coffrage : l’un pour le sas et les deux autres pour les aqueducs – voûte et partie inférieure -. Enjeu : aller vite et garantir le bon maintien du joint d’étanchéité pendant la phase de bétonnage. En effet, les six joints de contraction qui traversent de part en part à la fois l’écluse et les aqueducs forment des rainures d’environ 2 cm de large équipées chacune d’un joint d’étanchéité. L’intervention consiste donc à démolir les bords de ces joints de contraction sur 60 cm de large et 30 cm de profondeur pour extraire le joint existant, remettre en forme le ferraillage, puis placer le nouveau joint et couler à nouveau du béton pour reconstituer les bajoyers de l’écluse. David Petitprez, responsable des travaux fluviaux chez Norpac a choisi de bétonner en deux phases, un côté du joint de contraction après l’autre. Chaque outil de coffrage possédera donc un panneau complémentaire qui tiendra une plaque de polystyrène dans laquelle sera positionné le joint d’étanchéité (voir schéma). Le béton sera d’abord coulé sur le premier côté. Puis, au décoffrage, les équipes procéderont alors au ferraillage et au bétonnage sur le second côté.

Chacun des six outils grimpants simultanément sur les deux parois comporte deux plates-formes de travail pour traiter au total 3 m de hauteur de joints. Norpac a prévu huit étapes successives pour intervenir au fond puis monter le long des 17,50 m de parois.

FICHE TECHNIQUE

Maître d’ouvrage : VNF. Maître d’oeuvre : service de navigation de Saint-Omer.

Entreprises : Intrafor (mandataire) et Norpac.

Montant des travaux : 15,3 millions de francs HT.

SCHEMA : Réfection des joints de l’écluse en deux phases

La réfection des joints de contraction est réalisée par deux phases de bétonnage : une pour chaque côté du joint.

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