Edito

Consensus

Mots clés : Jurisprudence - Monde du Travail

Le projet de loi d’orientation sur les 35 heures dont nous présentons les principales dispositions dans ce numéro, voir p.59, est au coeur des querelles actuelles entre le patronat et le gouvernement. Il ne suscite d’ailleurs pas non plus une adhésion franche et massive de la part de tous les syndicats.

Mais cette actualité sociale-là, hautement conflictuelle, dissimule un autre événement, largement consensuel, lui, et qui mérite pourtant d’être mis en avant : les élections prud’homales du 10 décembre prochain, voir p.60. Car là, patronat et syndicats se rejoignent pour encourager à voter des salariés et des employeurs trop enclins à s’abstenir pour ce scrutin auquel 15,5 millions de personnes sont appelées à participer. Certes, ce scrutin quinquennal sert forcément de test d’audience aux organisations syndicales, mais il débouche en fait sur une institution reconnue de tous qui juge les litiges résultant de l’application du droit du travail avec une sagesse que beaucoup d’autres juridictions pourraient lui envier. Car, n’était le problème de l’allongement des délais de jugement, les conseils de prud’hommes rendent des décisions peu contestées et encore moins infirmées par les juges d’appel. Preuve qu’un certain type de paritarisme peut encore fonctionner pour le bien collectif. Preuve aussi que, dans ce cas au moins, la sempiternelle tentation française du recours à l’Etat trouve ses limites…

PHOTO : Le 10 décembre, employeurs et salariés doivent élire leurs représentants aux Prud’hommes, une juridiction très « consensuelle ».

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X