Régions NORD

Concertation autour de la voie rapide urbaine RD700

Construite au début des années 1980, la RD700 ou « Antenne sud » de Roubaix, s’étire sur 11 km de Villeneuve-d’Ascq à Estaimpuis, en Belgique, en passant par les territoires communaux de Hem, Toufflers, Lys-lez-Lannoy, Leers et Wattrelos. Elle fait partie des voies rapides qui contournent Lille. En théorie. Car si celle-ci fut conçue dans l’hypothèse d’un élargissement futur, trente ans plus tard, seule une portion de 2 km dispose de 2 x 2 voies.

Or, le trafic sur cet axe inévitable du nord-est de la métropole, desservant la zone industrielle et commerciale de Roubaix Est, culmine à 30 500 véhicules/jour. Résultat : des bouchons interminables. Pire : une thrombose quotidienne.

Offre de transport en site propre écartée

Le conseil général du Nord a inscrit le dossier au programme des grands projets du Plan routier départemental 2011-2015. Après consultation des élus du territoire et des représentants des institutions, la solution qui a été retenue est, sans surprise, le doublement de la chaussée. La vitesse y sera limitée à 90 km/h et la circulation interdite aux véhicules lents, vélos et piétons. Le développement immédiat d’une offre de transport en site propre a été écarté, au vu de la situation actuelle. Néanmoins, les aménagements prévus permettront, au besoin, d’intégrer ultérieurement une voie spécifique – d’aucuns y verront une redondance du provisoire.
Deux échangeurs seront également réalisés : le premier, de type « paire de lunettes », au niveau de la RD952, avec passage de la RD700 en déblai ; le second, plus classique, au niveau de la RD6d, par une modification du giratoire actuel. Le coût total des travaux a été estimé à 43,6 millions d’euros. A noter que l’aménagement des carrefours devra être réalisé avant l’opération de mise à 2 x 2 voies, de manière à limiter la gêne occasionnée par le chantier. Les travaux débuteront par l’aménagement de l’échangeur de la départementale 952, afin de résoudre les problèmes de congestion. Ces travaux, d’une durée prévisionnelle de trente-deux mois pour les seuls échangeurs, ne sont toutefois pas pour demain. La concertation publique préalable a été lancée le 17 novembre.

Le risque d’un transfert de compétences

Dans le calendrier et le phasage actuels, les procédures administratives et la préparation des marchés de travaux sont annoncées pour 2016, le début du chantier étant envisagé dans le meilleur des cas en 2017.
Toutefois, un élément pourrait tout remettre à plat : la création, au 1er janvier 2015, de la Métropole européenne de Lille, laquelle verra ses compétences élargies, comme le prévoit la loi Mapam.
Le plus grand flou enveloppe le sujet, mais rien n’interdit d’imaginer que la voirie départementale fasse partie du lot. Si tel devait être le cas, qu’en adviendrait-il d’un chantier pas encore engagé ?

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