Technique et chantier

Chauffage urbain Les modules d’interconnexion de réseau en voie de standardisation

Mots clés : Equipements techniques et finitions - Produits et matériaux - Services urbains

Une partie du réseau de chauffage urbain nantais, exploitée par Cofely, équipe ses sous-stations de systèmes d’échange thermique monoblocs faciles à installer, autonomes et compacts. Réalisée dans le cadre d’une extension de réseau, l’expérience sert de pilote en France au fabricant Barriquand associé à Siemens pour la partie automatisation.

En dépit de ses avantages en termes d’efficacité énergétique et de coût d’investissement, le chauffage urbain reste encore assez peu développé en France. En cause, le peu d’implication de nombreuses collectivités locales, mais aussi une offre pas toujours adaptée au plan technique. Le manque de standardisation des groupes d’échange thermique, notamment, constitue un obstacle au déploiement de grands réseaux pour lesquels les exploitants sont à la recherche d’économies d’échelle, tant pour la maintenance que pour l’installation. « Ce qu’il nous faut, ce sont des équipements compacts, prêts à l’emploi et faciles à entretenir », résume Jean-François Zydorczyk, responsable d’unité chez Cofely (groupe GDF Suez), concessionnaire du réseau nantais sur la zone centre-ville/île Beaulieu. Un souhait exaucé par le tandem industriel Barriquand Technologies Thermiques/Siemens Building Technologies qui développe justement une gamme de modules d’interconnexion monoblocs connus sous le nom de « Skid ».

Temps d’installation réduit

Dans le cadre de l’extension du réseau nantais, Cofely met en œuvre ces matériels dans de nouvelles sous-stations appelées à fournir l’eau chaude à certaines constructions neuves, tant immeubles d’habitation que bâtiments tertiaires. « Alors qu’il fallait traditionnellement compter plusieurs jours de travail à partir de l’échangeur nu avant de pouvoir mettre l’installation en service, le temps d’intervention s’évalue désormais en heures », indique Anthony Noël, ingénieur thermicien chez Barriquand. Outre l’échangeur à plaques, le Skid EC (pour eau chaude) arrive déjà muni de ses vannes (régulation, équilibrage, vidange.), de son servomoteur électrohydraulique, de ses sondes de température et surtout de son automate Siemens Saphir ACX. « Ce matériel, qui peut être relié au dispositif de gestion technique centralisée (GTC) de l’immeuble, a fait l’objet d’un développement logiciel spécifique en collaboration avec Barriquand », précise Bernard Muller, ingénieur commercial chez Siemens. Prêt à l’emploi et autonome – il se contente d’une consigne de température -, le Skid EC est aussi deux fois moins encombrant que ses prédécesseurs. Pour une puissance échangée de 200 kW par exemple, il n’occupe que 4,8 m2 dans une chaufferie et ne pèse que 330 kg. Sur son réseau de 22 km, qui alimente deux hôpitaux et quelque 20 000 logements à partir d’une usine d’incinération et d’une centrale au gaz, Cofely utilise déjà une dizaine de Skid EC, d’une puissance moyenne de 500 kW (coût : 10 000 euros environ). Installés pour l’instant sur trois boucles basse pression (3 bars, 110 °C) parmi les six que compte le réseau, ces modules devraient être au nombre d’une trentaine dans les cinq ans. « Dans nos ateliers, nous en avons 35 en fabrication actuellement, pour plusieurs clients, indique Anthony Noël. Nantes est pilote mais de plus en plus de villes françaises adoptent la même démarche. »

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