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Chantier de haut vol à Roissy

« Le moniteur » n° 4834 du 19 juillet 1996

Dans son numéro du 19 juillet 1996, « Le Moniteur » met à l’honneur le chantier de l’aérogare 2F de l’aéroport francilien de Roissy-Charles-de-Gaulle (photo). Un édifice qui devait accueillir plus de 10 millions de passagers dès 1999. L’article met l’accent sur le basculement d’arcs de béton de 240 tonnes chacun (12 mètres de hauteur, 25 mètres de large et 28 centimètres d’épaisseur) à l’aide de vérins hydrauliques. Le gros œuvre est assuré par Spie-Batignolles, la charpente métallique par Paimboeuf et Eiffel, la galvanisation par Nord Galva, Aéroport de Paris officiant en tant que maître d’ouvrage. Les prouesses techniques de ce chantier et la qualité architecturale du bâtiment en feront l’un des nominés au concours de l’Equerre d’argent du « Moniteur » en 1999.

Le mariage de Colas et Screg

« En mariant les deux entreprises, Bouygues forme un mastodonte routier », écrit Michel Octernaud dans « Le Moniteur » du 19 juillet 1996. Quelques jours avant avait en effet été annoncée la cession à Colas de Screg pour un montant de 213 millions d’euros, donnant naissance à un pôle « route » dont la puissance de frappe est « sans équivalent sur le plan mondial ». Cette union est principalement dictée par la conjoncture économique. « Par cette opération, Bouygues allège son pôle construction harcelé par la crise. Colas, qui est déjà numéro un français, européen et mondial des travaux routiers, va augmenter ses parts de marché. »

Jacques Chirac ferme l’université de Jussieu

« Avant la fin de l’année, il n’y aura plus d’étudiants à Jussieu », déclare le président de la République, Jacques Chirac, le 14 juillet 1996. Une décision motivée par la présence d’amiante dans les locaux, mettant en danger les 61 000 personnes qui les occupent. A l’époque, l’Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires évalue à 274 millions d’euros le coût du désamiantage de l’ensemble des établissements scolaires français. Si la tour Zamansky de Jussieu a depuis été réhabilitée et a rouvert ses portes en juin 2009, l’opération de désamiantage total du site de l’université prendra encore plusieurs années.

Viaduc de Millau : le jury a choisi

« Le grand viaduc de Millau sera un pont à haubans de 2 460 mètres de long prenant appui sur sept piles formant pylônes. » Le 15 juillet 1996, le jury a tranché : c’est la proposition de l’équipe Foster-Sogelerg-EEG-Serf qui a été retenue parmi les cinq en lice. Ce projet « représente la meilleure synthèse possible de critères à la fois esthétiques et techniques, pour des délais d’exécution relativement courts », estime Jacques Godfrain, maire de Millau.

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