Régions

Chalon-sur-Saône Terrade devient Eiffage Construction Saône-et-Loire

Mots clés : Entreprise du BTP

Le 1er janvier 2008, SAE Terrade a tourné une longue page de son histoire. Fondée il y a cent ans par Pierre Terrade, l’entreprise prend le nom d’Eiffage Construction Saône-et-Loire. Roland Bachelard, P-DG d’Eiffage Construction Bourgogne, dirige la société dont la notoriété remonte à l’Entre-deux-guerres, avec la construction du barrage en maçonnerie de pierre taillée de Saint-Sernin-du-Bois, en Saône-et-Loire.

Le rapprochement avec le major ne date pas d’aujourd’hui. En 1983, à l’occasion d’un groupement d’entreprises avec Fougerolles pour la construction d’un bâtiment complexe de l’usine Kodak, à Chalon-sur-Saône, François Terrade, le fils du fondateur, décide de marier l’entreprise familiale à un grand groupe. Une nouvelle société, la SNC entreprise Terrade, voit le jour avec l’apport de l’activité bâtiment. Les TP sont cédés à la Société Chimique de la Route, devenue Appia. En 1996, la société perd définitivement ses liens contractuels avec la famille fondatrice. François Terrade suit une autre voie. En 2000, la fusion avec l’agence SAE de Chalon-sur-Saône est effective. « Le regroupement de moyens entre deux entreprises, jadis en forte concurrence, ne va pas sans une crise identitaire », se souvient le P-DG. La construction du complexe sportif Le Colisée à Chalon-sur-Saône est le premier chantier de l’entreprise sous la raison sociale SAE Terrade. Elle devient sponsor de l’équipe de basket Elan Chalon qui évolue dans la nouvelle salle.

La conquête de la Nièvre. Réorganisée récemment pour répondre aux gros marchés en entreprise générale, Eiffage Construction Saône-et-Loire (21,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, 102 salariés) réalise, avec la nouvelle usine du fabricant de tuiles Terreal à Chagny, le plus gros chantier industriel de Bourgogne. La Nièvre, où l’entreprise se développe depuis une dizaine d’années, lui donne l’occasion de signer l’un de ses deux premiers contrats de promotion. Sur le site de l’ancien hôpital Colbert à Nevers, 20 000 m2 de bâtiments abriteront un supermarché, un centre commercial et des bureaux. « Là, on dépasse notre simple rôle d’entrepreneur », se réjouit Roland Bachelard. L’entreprise ne néglige pas pour autant les petits chantiers de proximité. Une équipe est dédiée aux travaux d’intervention rapide, « indispensables car ils constituent le fonds de roulement de l’entreprise », indique le dirigeant. En plus du club régional des entreprises pour l’insertion (Crepi) hébergé dans ses locaux, l’entreprise accueille régulièrement des personnes en rupture avec le monde du travail, épaulées par huit tuteurs.

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