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Certification Une démarche innovante

Mots clés : Association et mouvement associatif - Innovations - Métier de la construction - Normalisation - Marquage CE - Politique européenne - Produits et matériaux - Qualification des entreprises

-Maîtres d’ouvrage, entreprises et fabricants de peinture industrielle ont bâti un référentiel pour la certification des peintres industriels.

Depuis mars 1997, les entreprises de peinture industrielle ont la possibilité de faire certifier leur personnel, une certification proche de celle déjà délivrée pour les soudeurs. L’organisme certificateur est l’Association pour la certification et la qualification en peinture anticorrosion (Acqpa). Créée en juin 1994 à l’initiative de donneurs d’ordre, de fabricants et d’entreprises de peinture industrielle (1), l’association mène de front trois activités : la certification des systèmes de peinture anticorrosion (effectuée auparavant par la commission interministérielle d’homologation des systèmes de peinture), la certification des personnels d’entreprise de peinture industrielle et celle, à venir, des inspecteurs affectés aux travaux d’application de peinture. « La certification des peintres industriels est une démarche innovante, unique en France et en Europe », explique Daniel André, secrétaire général de l’Acqpa. A l’instar des soudeurs, la certification vise les salariés et non les entreprises. « 175 entreprises et 1 000 peintres environ sont concernés par la certification » estime Raphaël Flipo, délégué général du Gepi, groupement des entrepreneurs de peinture industrielle.

A ce jour, une centaine de salariés ont été certifiés, la majorité l’ont été sur dossier (voir encadré) et une minorité sur examen, réalisé dans l’un des quatre centres agréés par l’Acqpa (2). « Nous n’avons fixé aucune date butoir à compter de laquelle la certification est obligatoire, explique Daniel André. Les entreprises sont libres de certifier leur personnel sachant, poursuit-il, que certains maîtres d’ouvrage, tel Elf, l’imposent dans leur cahier des charges ». Valable trois ans, le certificat peut être renouvelé deux fois (soit neuf ans au total). Durant cette période, l’entreprise tient un carnet de suivi dans lequel elle atteste de la poursuite par le salarié d’une activité de peintre en relation avec la certification. A l’issue des trois ans, le peintre qui ne dispose pas d’un carnet suivi dûment rempli doit repasser le test.

Des financements européens

« L’Acqpa n’impose aucune formation » précise Daniel André. L’entreprise peut directement présenter ses salariés à l’examen de certification. Les quatre organismes agréés proposent des stages préparant les salariés à l’examen, stages pris en charge par le GFC BTP, qui a accrédité les quatre centres. En liaison avec l’Ifip Midi, l’Aref Aquitaine a bâti avec sept PME de la région une action de formation. « Nous avons identifié les personnes susceptibles d’être certifiées (120 personnes pour 145 certifications), nous les avons positionnées puis nous nous avons conçu des actions de formation qualifiante d’une durée variable selon l’individu ». Sollicité par l’Aref, le Fonds social européen (FSE) a répondu favorablement début juin à la demande de prise en charge d’une partie du coût des actions de formation et d’examen. « Les autres Aref peuvent s’inspirer de notre exemple, précise Pascal Lieuteau, conseiller formation de l’Aref Aquitaine, mais devront l’adapter. Notre dossier n’est pas transposable en l’état ».

(1) L’association est composée de 4 collèges : les donneurs d’ordres, les fabricants, les entrepreneurs de peinture industrielle et les laboratoires et autres centres techniques. (2) Il s’agit de : l’Ifip midi, l’Ifip Ile-de-France, Formation et métiers et le CFA de Saint-Etienne.

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ENCADRE

Les modalités de la certification

Deux niveaux et quatre options

– Niveau 1 : personnel d’exécution.

– Niveau 2 : chefs de chantiers ou d’équipes.

– Option A : préparation de surface.

– Option B : application des peintures.

– Option C : métallisation.

– Option D : application revêtements spéciaux.

Deux procédures – Sur dossier. Mesure transitoire ouverte aux entreprises qui appliquent un système qualité ; elles devront en tout état de cause faire passer l’examen à leur personnel avant fin 1999.

– Sur examen. Epreuve pratique et théorique d’une journée réalisée dans l’un des quatre centres agréés. Un examinateur, indépendant du centre et agréé par l’Acqpa, fait passer l’examen.

Coût pour l’entreprise – 1 060 francs de droit d’entrée (première inscription par l’entreprise d’un ou plusieurs de ses salariés).

– 1 600 francs par candidat pour la certification sur dossier.

– De 5 000 à 5 300 francs par candidat selon le niveau et l’option choisis pour la certification sur examen.

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