Régions Lille

Centrale prépare le chantier 4.0

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

36,8 M€ Prêts de haut de bilan accordés au bailleur Vilogia par la Caisse des dépôts.

6,5 M€ Montant du fonds de solidarité logement passé de la compétence du département du Nord à celle de la MEL.

65 M€ de crédits européens seront consacrés au développement urbain en Normandie jusqu’en 2020.

Cerveaux, robots, réseaux. Dans son laboratoire de génie civil, l’école centrale de Lille (Nord) prépare activement le chantier de construction 4.0, celui qui, demain, sera métamorphosé par la puissance des outils numériques. Robotisation (dont impression 3D), organisation (lean), optimisation des chantiers ou nouveaux modèles économiques : « Grâce à notre avance sur le chantier 4.0, nous attirons les meilleurs doctorants du monde entier dont beaucoup sont des femmes », se félicite Zoubeir Lafhaj, en charge du chantier 4.0 au laboratoire de génie civil de Centrale Lille.

Vers une industrie rationalisée. « Développement du concept du matériau imprimable en construction » ou « Extraction et analyse des données en construction : vers un chantier connecté – chantier 4.0 » sont des sujets de thèses en cours au laboratoire. Objectif : faire évoluer le secteur de la construction vers une industrie rationalisée avec plus de sécurité, de productivité et d’outillages technologiques. « Pour y parvenir, j’ai pu nouer des partenariats internationaux de haut niveau : université de Tokyo, l’institut de technologie du Massachusetts (MIT), l’université technique de Munich ou celle du Texas à Arlington », souligne le docteur en génie civil.

Pour le chercheur, la force de l’école réside notamment dans son approche généraliste : « Nous travaillons tous les sujets en même temps. C’est cette vision globale qui permet de trouver de nouveaux business models. Il ne faut pas rater le coche des métamorphoses en cours. Par exemple, sur le gros œuvre, l’utilisation de nouvelles technologies peut déjà réduire de 20 % les coûts rien qu’en optimisant les chantiers. » Autre force du laboratoire, sa grande habitude de travail avec les entreprises, grâce à une quinzaine de partenariats déjà noués. « Nous parlons leur langue. Une de nos thèses, menée avec Rabot Dutilleul, reprend ainsi la théorie du lean dans les différentes phases de construction. Avec Bouygues, une alliance solide a permis d’être un pionnier de l’impression 3D dans la construction grâce à une thèse qui sera soutenue en décembre », souligne Zoubeir Lafhaj, qui ajoute que le laboratoire est ouvert à tout nouvel accord.

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