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Cédric, Michaël, Vincent et Jean-Pierre Bonneau, Rudo Chantier

Mots clés : Gestion des déchets

Les frères Bonneau s’imposent dans la déconstruction sélective

C’est à un beau chantier que s’attelle l’entreprise Rudo : la démolition, avec tri sélectif, de la dizaine de bâtiments composant l’hôpital militaire de Dijon. Un chantier symbolisant la réussite du concept imaginé par les fondateurs de Rudo Chantier. L’aventure commence quatre ans plus tôt, lorsque les frères Bonneau, engagés chacun de leur côté dans une carrière BTP, décident de s’associer dans une affaire de déconstruction sélective, près de Dijon. La loi du 13 juillet 1992 impose aux entreprises de BTP de trier les gravats issus des chantiers de démolition pour les recycler. Rudo Chantier leur simplifie la tâche : « Habituellement, chaque corps d’état déconstruit selon ses besoins, au fur et à mesure du chantier ; notre originalité réside dans le fait qu’après notre intervention, le bâtiment est entièrement à nu, prêt à être réhabilité, et tous les déchets triés et évacués », expose Cédric Bonneau, cogérant.

La seconde vie des matériaux

Les coups de pouce de Bourgogne entreprendre, d’Oséo et du conseil régional, alliés à la complicité de leur père, Jean-Pierre, 60 ans, expérimenté en matière de traitement des déchets, permettent à Cédric, Michaël et Vincent, âgés de 30 à 34 ans, de donner une dimension hexagonale à leur entreprise. Si le siège bourguignon leur ouvre des marchés jusqu’en Lorraine, leur connaissance des régions parisienne et lyonnaise les incite à implanter des établissements à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et à Rillieux-la-Pape (Rhône) dès 2005. Quelques beaux chantiers figurent à leur palmarès : le ministère de la Santé (10 000 m2 à « nettoyer ») et le Grand Palais.

Son expertise conduit Rudo Chantier à travailler de plus en plus souvent aux côtés de la maîtrise d’œuvre, avant la définition du projet de réhabilitation, en particulier sur les bâtiments anciens dont le diagnostic est plus délicat.

Rudo Chantier veut aller au bout de sa logique : donner une seconde vie aux matériaux. Après une première filiale spécialisée dans le carottage de béton et de pierre, le trio crée en 2007 CMVB (Comptoir matériaux valorisables bâtiment). Le siège social illustre leur démarche : la charpente métallique, les huisseries en PVC et les luminaires proviennent de différents chantiers de l’entreprise. La SNCF a déjà expérimenté ce concept novateur en faisant déconstruire puis reconstruire certains hangars de la région parisienne.

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ENCADRE

L’ENTREPRISE

Date de création : décembre 2003.

Activité : déconstruction sélective de bâtiments.

Siège social : Norges-la-Ville (Côte-d’Or).

Statut : Sarl au capital de 30 000 euros détenus par Cédric, Michaël, Vincent et Jean-Pierre Bonneau, à hauteur de 25 % chacun.

Chiffre d’affaires 2007 : 4,3 millions d’euros (prévisionnel 2008 de 5,6 millions).

Effectifs : 50 personnes(dont 15 intérimaires), 15 personnes embauchées en 2008.

Site : www.rudo-chantier.com

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