Régions Picardie/Nord-Pas-de-Calais

Canal Seine-Nord : vers un syndicat mixte unique pour gérer les plates-formes

La naissance d’un syndicat mixte unique se profile pour les quatre plates-formes qui longeront le canal Seine-Nord Europe, sur 360 hectares à Noyon, Nesle, Péronne et Marquion. Leur financement, évalué à 400 millions d’euros, est indépendant du partenariat public-privé (PPP). Autour de la table sont réunis l’Etat, VNF, les régions Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Picardie et les départements traversés. L’entrée des ports du Havre, Rouen, Dunkerque et Paris est encore en négociation.

Les collectivités associées

Lors du comité consultatif qui s’est tenu à Amiens le 19 mai – le premier depuis le lancement du dialogue compétitif – le président du conseil général de la Somme, Christian Manable, a précisé la position des collectivités : « Nous finançons le syndicat si nous sommes associés à la gestion. » Le syndicat fonctionne suivant des règles distinctes pour les questions globales et locales. La stratégie se définit avec l’Etat et les grandes collectivités. « Les décisions sont hiérarchisées », expose Michel Delpuech, préfet coordonnateur. Le syndicat mixte sera notamment chargé de l’étude de préfiguration des plates-formes et d’élaborer un plan d’affaires, un budget et un plan de raccordements. Il assurera la maîtrise d’ouvrage des bâtiments, l’exploitation et le fonctionnement.Nicolas Bour, chef du projet Seine-Nord à VNF, anticipe plusieurs actions : « La question foncière est bien avancée, VNF dispose de 2 100 ha sur les 2 460 nécessaires sur les 200 communes concernées. » Côté fouille, le diagnostic est achevé et VNF lance un appel d’offres pour 22 chantiers de fouilles. Reste la question de l’usage de ces plates-formes. Le 9 juin à Paris, l’étude clients sera restituée. « Plusieurs filières sont intéressées : céréales et agro-industrie, matériaux de construction, matériels roulants et voitures, grande distribution, recyclage. Les plates-formes visent donc le transport, la logistique, l’assemblage et la transformation industrielle », précise Nicolas Bour.
La concertation avec les chargeurs sur les conditions de report modal et les services qu’ils attendent est en cours. VNF annonce l’ouverture d’un budget de 70 millions pour l’entretien du réseau fluvial à petit gabarit qui mène au canal. Mais les voies ferrées restent hors périmètre. Michel Delpuech vient donc d’alerter RFF sur la nécessité d’électrifier la ligne Amiens-Nesle-Tergnier.

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