Régions Fos-sur-Mer

Calcaires Régionaux transporté par la grande bleue

Mise en service fin 2014 pour recycler et valoriser des coproduits de carrières, des déchets inertes issus de chantiers ou encore des matériaux de déconstruction, la plate-forme de la société Calcaires Régionaux à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) a acquis un savoir-faire dans le transport maritime. Cette compétence a permis à la filiale à 100 % d’Eurovia de remporter un marché avec Bouygues TP consistant à apporter par la mer près de 1,5 million de tonnes de matériaux nécessaires à la réalisation de l’extension marine « L’anse du Portier » à Monaco.

Ce sera la seconde expérience en la matière pour Calcaires Régionaux. La construction du tunnel de la deuxième ligne de tramway de Nice a été la première. Entre avril 2016 et octobre 2017, les huit salariés de la plate-forme ont été mobilisés pour transporter par la mer 450 000 tonnes de déblais extraits par le groupement Thaumasia (Bouygues TP), titulaire du marché de construction du tunnel. La métropole Nice-Côte d’Azur, maître d’ouvrage du tramway, avait en effet exigé leur évacuation par une voie autre que la route.

Une position stratégique. En 2016, un marché de 11,5 M€ HT était signé et des vraquiers affrétés, réalisant en tout 200 rotations. « Située sur la darse n° 1 du grand port maritime de Marseille à moins d’une heure des agglomérations du delta rhodanien, notre plate-forme est reliée directement au canal du Rhône navigable en péniche, et ouverte sur la mer Méditerranée », explique Nicolas Faïsse, son responsable d’exploitation. Engagé dans la démarche d’économie circulaire « Granulat + », Calcaires Régionaux a réutilisé une partie des déblais issus du creusement du tunnel à Nice pour aménager des terrains sur le port de Marseille ; une autre partie, 10 % des 450 000 tonnes, a été transformée en sable et gravier.

Le site de Fos-sur-Mer détient des autorisations préfectorales, dont une permettant d’accueillir des sédiments issus de chantiers maritimes sur le pourtour méditerranéen. Ces deux dernières années, sur les 300 000 tonnes traitées par an, 50 % ont été transportées par voie maritime. Par ailleurs, sur les 200 000 tonnes de granulats produits, 50 000 tonnes ont été transportées par voie fluviale vers les dépôts d’Avignon (Vaucluse), Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Montélimar (Drôme). L’entreprise a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2016.

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