Régions Tours

Bruno Fortier aménagera le site des casernes en « morceau de ville »

Ce site de 10 hectares en centre-ville accueillera près de 500 logements, de l’activité et des services. Il sera le premier « quartier climat » de la région.

Le conseil municipal du 11 juillet de la Ville de Tours donnera le coup d’envoi du programme d’aménagement du site des casernes Beaumont-Chauveau. Ce jour-là, la création d’une ZAC de 10 hectares – située près du centre-ville – devrait être actée ainsi que le choix de l’architecte-urbaniste, Bruno Fortier.

« Il s’agit, explique Alain Devineau, adjoint à l’urbanisme, du dernier grand site urbanisable en centre-ville et du premier grand projet de notre nouveau PLU, qui va dessiner Tours pour les 20 ans à venir. » Libérés par l’armée en 2009, ces deux casernes contiguës et leurs terrains représentent une « formidable opportunité » pour la ville, mais aussi pour l’université qui a y a déjà installé un restaurant et une antenne de la faculté de médecine.
Réfléchi depuis plusieurs mois, le projet d’aménagement a été esquissé par l’agence d’urbanisme de l’agglomération et la SET (Société d’équipement de la Touraine) qui joue son rôle d’assistant à maître d’ouvrage.

Réussir la greffe

Avec une Shon proche de 100 000 m 2 , ces emplacements devraient permettre la construction de 400 à 500 logements ; la création d’activités et de services ; l’accueil d’activités du tertiaire et surtout des artisans. Sur la quarantaine de bâtiments existants, une quinzaine évitera la destruction pour préserver le patrimoine religieux et militaire du site. « Il faut faire tomber les murs, fédérer les deux casernes pour que la ville envahisse les casernes », insiste Jérôme Baratier de l’agence d’urbanisme. « Ce sera un quartier durable, où la mixité sociale, fonctionnelle et générationnelle sera totale », poursuit Alain Devineau.
Dès que la Ville aura acheté le site à l’armée, les premiers travaux pourront être lancés en 2012 notamment pour « connecter » le site en prolongeant un boulevard, pour abattre les murs et ouvrir ainsi cette « île » sur la ville. Un parc de 11 000 m 2 sera aménagé pour unifier les deux casernes, tandis que la voirie sera repensée pour faire des casernes un véritable « morceau de ville » avec, en particulier, un transport en site propre pour desservir le quartier.
Bruno Fortier, choisi à l’issue du concours qui a réuni 29 candidats (et trois finalistes : Bruno Fortier, Jacques Ferrier et Ellipse), a aussi conçu ce futur quartier comme un « laboratoire des innovations », avec l’ambition de l’autonomie énergétique : un « quartier 2 000 watts » peu consommateur d’énergie et regroupant un habitat coopératif et intergénérationnel. La Ville veut en faire le « premier quartier climat de la région », inscrit notamment dans le récent plan climat énergie de la ville.
La biodiversité sera également le maître mot avec un jardin public, mais aussi des « corridors végétaux » reliés aux principaux espaces verts de la ville.
Tours va donc se « réapproprier ce site » durant les dix prochaines années : un temps jugé suffisamment long pour « réussir la greffe sur la ville ».

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ENCADRE

Une équipe pluridisciplinaire

Bruno Fortier s’appuie sur une équipe associant les architectes Guillaume Champagnat et Fernando Véga Sanchez, l’ingénieur Jean Thierry Bloch, des bureaux d’études Inex (développement durable) et OGI (voiries et réseaux), ainsi que des paysagistes de l’agence TN (Bruno Tanant et Agathe Turmel). La SET a été retenue comme assistant à maîtrise d’ouvrage. Le concours pour le choix d’un aménageur sera lancé en fin d’année.

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