Régions

Bourgogne David Guérin donne du souffle à ses girouettes

Mots clés : Distribution

Un jour de l’année 2004, David Guérin en a eu assez de son travail de commercial en fournitures industrielles. « J’ai craqué en voyant mon père, jeune retraité après 43 ans passés comme couvreur-zingueur, fabriquer les girouettes pour des amis », confesse-t-il. C’était décidé, à 33 ans, il deviendrait ornemaniste spécialisé en toitures : créateur de poinçons, de chemins de faîtage, de figurines et bien sûr, de girouettes. Il crée DG Création, une micro-entreprise installée à Prissé, à une dizaine de kilomètres de Mâcon (Saône-et-Loire), qui réalise aujourd’hui 27 000 euros de chiffre d’affaires et vise l’objectif de 100 000 euros à terme.

Si l’atavisme joue pleinement, l’artisan, qui travaille encore seul mais espère intégrer très prochainement un apprenti, se forme aussi avec un professionnel qui a fréquenté le tour de France compagnonnique. Parallèlement, il se documente et, avec lui, la girouette retrouve ses lettres de noblesse.

« À l’origine, les familles nobles y apposaient leurs armoiries comme un signe supplémentaire et haut perché de distinction sociale », explique David Guérin. D’objet utilitaire servant à indiquer le sens du vent et son origine cardinale, elle devient progressivement un objet de décoration aux formes et motifs variés.

Le coq a toujours la cote. Fabriquées à raison d’une centaine par an, les girouettes, faites de cuivre ou de zinc, se composent en général d’une base pyramidale surmontée d’une bague qui porte un pavillon, puis d’une boule. Viennent ensuite les quatre points cardinaux, la flèche et le motif. David Guérin façonne ces derniers à la demande de particuliers, mais aussi et de plus en plus souvent pour les Monuments historiques. Sous ses mains expertes, ils prennent des formes variées : ange trompettiste pour un musicien, parachutiste pour un ancien « para », sorcières ou diablotins, etc. « Le coq, notre emblème national, reste toutefois le plus demandé », avoue le « girouettier ».

Pour se faire connaître, il vient d’ouvrir un site Internet et espère intégrer de nombreux catalogues de couvreurs.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X