Chantier

Bourg-les-Valence La cour des images

Mots clés : Apprentissages - Architecte - Architecture - Association et mouvement associatif - Concours d'architecture - Marchés publics - Produits et matériaux - Second oeuvre

La municipalité de Bourg-lès-Valence souhaitait restaurer l’ancienne Cartoucherie nationale, devenue un lieu de la mémoire locale. Elle avait par ailleurs la volonté d’accueillir des activités autour du dessin d’animation dans le cadre d’un pôle « image » qui constitue un véritable potentiel de dynamisation économique. La cartoucherie sera ainsi occupée par les studios Folimage, par la Poudrière, école de formation supérieure dans le domaine de l’image, et par l’Equipée, une association œuvrant dans le même domaine. Après avoir remporté le concours, l’Agence d’Architecture Philippe Prost (AAPP) a reçu la mission de diagnostic, les études de conception/réalisation ainsi que la mission d’exécution. C’est après trois appel d’offres et deux mois de négociation avec les entreprises de clos/couvert que le chantier a commencé en janvier 2007.

Construit dans les années 1850, le bâtiment de la Cartoucherie domine la vallée et fait face au château fort médiéval de Crussol. Conçu sur un plan quadrilatère centré, le bâtiment n’a pas été terminé : seules deux ailes en équerre sur les quatre ont été réalisées. Elles délimitent l’espace de la cour dont le niveau est, à cause de la pente, plus élevé que celui de la rue. L’échelle n’en demeure pas moins gigantesque et la lumière intérieure généreuse avec des hauteurs sous plafonds comprises entre 3, 50 m et 4, 50 m environ. Les ailes font 60 m de long sans compter les pavillons des extrémités, ce qui représente une surface existante totale de 5 145 m². Les façades, inscrites au titre des Monuments Historiques, ont fait l’objet d’un diagnostic soigné. Les appuis de fenêtre en Molasse, une pierre sableuse, souffrent aujourd’hui de « croûte noire » due à la pollution. L’humidité et le manque d’entretien des pluviales, ainsi que la présence de ciment dans les enduits de façades causent également d’autres pathologies. Comprendre et apprendre du bâtiment avant toute intervention, le respecter, font partie des principes mêmes du projet de l’AAPP qui conserve l’ensemble de l’édifice dans son intégrité architecturale et structurelle grâce à une démolition soignée et raisonnée. Seuls quelques éléments résultant d’adaptations fonctionnelles récentes ont été démolis, comme les cloisons et les réseaux des années 1950-1960.

Saisir les opportunités du bâtiment

Le chantier offre des vues éphémères étonnantes, qui exaltent les grands volumes traversant et les structures existantes mises à nu. L’enveloppe capable originelle apparaît. Les colonnes en fonte qui n’existaient pas à l’origine et qui ont été ajoutées à la fin du XIXe siècle, ont presque toutes été conservées et seront rendues lisibles dans le projet. Il en est de même pour les planchers et les parquets quand ils sont en bon état. Une...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 176 du 01/02/2008
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