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Bouches-du-Rhône Matrad bâtit son avenir en entreprise générale

Mots clés : Création d'entreprise - Maison individuelle

Créée en 1977 par Antoine Mareschi, ex-dirigeant de « La Marseillaise », une entreprise de gros œuvre ayant cessé son activité quelques mois plus tôt, la société Matrad a rapidement pris son envol. A la tête d’une petite équipe de maçons issue de l’ancienne structure, l’entrepreneur – qui a installé sa société dans sa maison familiale des Milles – se positionne sur les opérations de construction et de rénovation précédemment confiées à « La Marseillaise ».

Séduits par le professionnalisme et le savoir faire technique de la jeune PME, les maîtres d’ouvrage privés et publics du département confieront à Matrad des chantiers de plus en plus importants. De l’hôpital d’Aix-en-Provence à l’usine Chambourcy de Marseille, des plus grands ensembles résidentiels (comme la cité de la Rouvière, au sud de la métropole phocéenne) aux mas provençaux de l’arrière-pays, l’entreprise d’Antoine Mareschi accumule les références et les contrats.

A la fin des années 1980, le fondateur de Matrad décide de prendre du recul. Sa fille Maryvonne, fraîchement diplômée en gestion, et son gendre Bernard Balme, un ancien cadre de GTM, intègrent la société.

Nouvelles activités

Ils seront rejoints, quelques années plus tard, par Jean-Marc Mareschi, le frère de Maryvonne. Cette dernière se plongera d’abord dans les dossiers administratifs, jusqu’alors gérés par sa mère, avant de parcourir les chantiers « pour apprendre toutes les facettes du métier ». Quant à Bernard Balme, il ne tarde pas à développer une nouvelle compétence, le sol résine. D’abord intégrée au sein de la société, puis dans une structure autonome (CoBaMa) à partir de 1996, cette activité ouvre de nouveaux marchés au groupe familial qui s’est doté d’un nouveau siège à Bouc-Bel-Air. Au fil du temps, Matrad complétera la gamme de ses activités en intégrant de nouveaux métiers, notamment le plâtre, l’étanchéité liquide, et récemment l’électricité.

« Aujourd’hui, mon ambition est de faire de Matrad une véritable entreprise générale, en agglomérant progressivement de nouveaux savoir-faire autour de la maçonnerie traditionnelle. Lorsque nous n’avons pas les compétences en interne, nous sous-traitons certains lots à des artisans sélectionnés pour leur qualité et leur fiabilité », indique Maryvonne Balme.

Structure de taille familiale

Au lendemain de son trentième anniversaire, Matrad affiche une belle santé. Avec une quinzaine de fidèles collaborateurs, la société réalise un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros, tandis que le volume d’activité annuel de CoBaMa (sept salariés) approche les 800 000 euros. « Même si la conjoncture reste très favorable, je tiens à conserver une structure de taille familiale. Un développement trop important nous éloignerait des valeurs humaines qui caractérisent l’entreprise depuis sa création », ajoute Maryvonne Balme.

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