Régions Bordeaux

BOM, lauréat du concours Bas Carbone

La jeune agence parisienne BOM a remporté le 22 septembre la 8e édition du concours Bas Carbone, dans le cadre de la biennale d’architecture Agora. La thématique portait cette année sur l’étude de conception urbaine, architecturale, énergétique et design du quartier de la Jallère, au nord de Bordeaux, sur un territoire d’environ 10 ha, propriété de la Caisse des dépôts. La démarche étant purement conceptuelle, Chamss Doha Oulkadi, architecte de BOM, a apprécié « de pouvoir sortir des projets opérationnels, du cadre normatif. Plus de PLU, plus de contraintes… » L’équipe – associée aux agences Hame et Fuso, LS2 Paysage, Ingérop, ECIC, l’Atelier Colin & Poli Paysages, In Prozess, l’architecte Fanny Léglise et le designer graphique Jean-Philippe Bertin – a imaginé le projet « Palun 15 %. Paysages, énergies, humanités en 2050 ». Et c’est justement autour d’un marais – « palun » en provençal – que se développerait le quartier. Pour réduire à la fois l’empreinte carbone et les coûts, l’équipe est allée vers un sol fertile, selon le principe de clairière habitée en référence à l’airial de la forêt landaise. Il s’agissait également de retrouver le rôle de la nature dans la séquestration du carbone. Les jalles – les cours d’eau -seraient réhabilitées et un paysage vallonné créé à partir de la terre récupérée.

Une peau intelligente. Pour le bâtiment de la Caisse des dépôts, l’agence a imaginé sa réhabilitation pour qu’il devienne le centre du quartier. L’occupation de la maison a également été revue. « Nous avons imaginé des plateaux modulables, sans structure poteaux-poutres, indique l’architecte. Il n’y a plus non plus de fenêtres, mais des façades transparentes. En 2050, nous n’aurons plus ni vitrages, ni béton, ni bois, mais une peau intelligente qui s’adapte. » Ce travail de réflexion de deux mois a permis à l’équipe d’expérimenter, de faire des recherches, d’échanger. « Cela nous a enrichis », reconnaît Chamss Doha Oulkadi. Pour l’énergie, un travail de réinterprétation des châteaux d’eau a été mené. Ressources et consommation seraient directement gérées par la communauté, dans un souci de responsabilisation.

Avec peut-être moins d’utopie, Bordeaux Métropole travaille actuellement sur le plan guide du projet, dont la validation est prévue pour la fin de l’année 2019. Deux promoteurs ont déjà acheté des parcelles.

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