Régions Hauts-de-France

Begin’Ages : le béguinage toutes options

Mots clés : Chaussée - Établissements sportifs couverts - Gares, aéroports - Ouvrage d'art - Transport maritime

23 M€ Investissements routiers (travaux neufs, entretien des chaussées et ouvrages d’art) de l’Orne pour 2018.

42 000 m 2 Surface du bâtiment que Ports de Lille construira pour l’entreprise Roquette sur le port de Santes (Nord).

1 M€ Aide exceptionnelle de la Seine-Maritime pour les projets de piscines construites en 2018-2019.

Un nouveau concept d’habitat standardisé, basé sur le modèle du béguinage, c’est ce qu’a lancé la Société immobilière Grand Hainaut (Sigh) avec le projet Begin’Ages (1). Objectif : construire de manière industrialisée et à coûts maîtrisés des ensembles de logements intergénérationnels, notamment pour seniors, mixant individuels et collectifs en R + 1 et R + 2.

Le bailleur valenciennois, qui compte 30 000 logements, s’est inspiré du principe architectural du XIIe siècle des béguinages – des rangées de maisons, reliées par des coursives, réunies autour d’une cour accueillant un jardin commun. Il y a ajouté de nombreuses exigences : conception, réalisation, maintenance sur vingt ans, l’utilisation du BIM en construction et en exploitation, construction industrielle, équipements partagés, adaptabilité et modularité des logements et niveau de performance énergétique élevé, le tout avec options multiples et prix fixés en amont.

Entre 40 et 80 logements par an sur quatre ans. En septembre, après un an de dialogue compétitif, Sigh, associé à SIA Habitat (plus de 43 000 logements dans les Hauts-de-France), ont signé un accord-cadre de quatre ans pour des marchés publics globaux de performance d’une durée de vingt ans avec deux groupements d’entreprises : celui de Rabot Dutilleul Construction, associé à l’atelier d’architecture François Jahel et Smart Module Concept, et celui de Ramery Construction Bois associé à l’agence Concept Plan architectes, cotraitant avec l’atelier d’architecture Vincent Delsinne. « Les bailleurs ont prévu entre 40 et 80 logements par an sur quatre ans, nous espérons pouvoir capter la moitié de ce gisement », explique Thomas Poughon, directeur de projets logement social qui travaille sur le concept Begin’Ages chez Rabot Dutilleul Construction.

Taille du logement, type de façade, niveau d’efficacité énergétique… les bailleurs veulent pouvoir choisir « à la carte » ces modules avec un prix déjà défini par type de logement et d’options. « Sur chaque projet, il faudra tout de même se réinventer pour coller au lieu et à ses contraintes spécifiques », note Thomas Poughon.

Un premier appel d’offres concret a été lancé pour un Begin’Ages de 35 logements à Bruay-sur-l’Escaut (Nord), avec copie rendue le 9 janvier. Le lauréat devrait être connu avant la fin du premier trimestre. Une chose est certaine, ce sera un projet en ossature bois, « en raison de l’aspect modulaire du concept », précise Guillaume Quilico, architecte de l’agence Concept Plan.

Les deux solutions constructives présélectionnées sont cependant différentes. Les modules préfabriqués de Ramery sont conçus prêts à être montés et à peindre. Quant à ceux proposés par Rabot Dutilleul, ils sont livrés déjà montés. « Ils sont réalisés à 95 % en usine avec des niveaux de performance énergétique ahurissants, qui plus est garantis vingt ans », ajoute François Jahel. De son côté, Guillaume Quilico souligne : « C’est un projet très ambitieux tout en maquette numérique. Il n’y a pas d’interface. Largeur de poteaux, isolant, bardage, tout est chiffré par l’entreprise. Ce qui est dessiné est réalisé. »

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
(1) https://www. youtube. com/watch? v=EMtRXs8d66Ae
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X