Régions

Bas-Rhin Maçons et charpentiers réfléchissent à leur avenir

Mots clés : Bois - Métier de la construction - Technique de construction

Les maçons et charpentiers du Bas-Rhin, ce 24 octobre à Fouday, approfondissent la réflexion prospective formalisée en début d’année par l’Union de la maçonnerie et du gros œuvre (Umgo). Du béton au bois, du major à la petite entreprise et de l’atelier au chantier, toutes les composantes des métiers sont représentées dans le tissu départemental : le président de l’Umgo Franck Cotton le vérifiera de visu ce vendredi soir au cours d’une table ronde de l’assemblée générale de Fouday animée par la rédaction du « Moniteur ».

A la tête de 14 salariés à Sundhouse, le maçon Mathieu Klotz symbolise le lien entre les deux échelles, comme en témoigne son élection récente à la présidence du groupe national des jeunes entrepreneurs de l’Umgo. « La relation directe avec le client final, la réactivité et la souplesse resteront des atouts dans l’avenir. » Présent dans la construction pavillonnaire et industrielle, le maçon de 39 ans n’en ressent pas moins le poids croissant des industriels, « surtout lorsqu’un contexte régional de quasi-monopole leur permet d’annoncer des prix aux clients finaux ».

Béton et bois : deux fleurons industriels

Avec Béton Fehr de Reichshoffen, la fédération gros œuvre/charpente du Bas-Rhin compte un fleuron de l’industrie du bâtiment : « Les nouveaux bureaux franciliens de notre entreprise illustrent l’évolution de la maçonnerie vers un métier d’assemblage. La sobriété et la simplicité du matériau brut séduisent nos visiteurs et l’intégration de l’isolant dans le gros œuvre garantit la performance thermique. » Selon le P-DG, Pierre Fehr, cette évolution offre une opportunité de développement : le second œuvre ne représente que 30 % du coût de construction de ces bureaux. « Notre concurrence ne vient plus des maçons, mais des autres matériaux comme le bois, le métal ou même le plâtre », analyse le P-DG.

Exemple départemental de la montée en puissance du bois, Martin a concentré depuis deux ans ses ateliers à Neubois : « Dans le domaine de l’industrialisation du bâtiment, nous avons pu nous inspirer de nos confrères allemands », témoigne Clément Martin. L’entreprise de 30 à 40 salariés, pour 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, adapte son savoir-faire industriel à toutes les tailles d’ouvrage, de l’abribus au lycée. La vague écologique porte d’autant mieux son développement que, selon son dirigeant, « la mobilisation de l’interprofession nous permet de plus en plus de travailler avec des essences locales ».

La tradition résiste

Mais les techniques traditionnelles ne s’avouent pas vaincues, comme en témoigne le président des maçons et charpentiers du Bas-Rhin René Hemmerlé : « Dans la maison individuelle comme dans le logement collectif, nous démontrons chaque jour la compétitivité de ces techniques, grâce à une main-d’œuvre qualifiée », se réjouit le patron de l’entreprise de Wissembourg, à la tête de 50 salariés.

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