Régions

Bailleurs sociaux L’Opac de Tours prend ses aises sur l’agglomération

Mots clés : Collectivités locales - Logement social - Politique de la ville

Avec ses 16 000 logements auxquels il faut en rattacher 2 500 de la SA d’HLM « La Tourangelle » qui a été filialisée, l’Opac de Tours est un des plus importants bailleurs de la région Centre. C’est aussi un office avec une situation particulière : son patrimoine en partie localisé sur le centre-ville – quartiers Sanitas, Fontaine-Châteaubriand – est plutôt en bon état et sans vacance. A tel point que le programme de renouvellement urbain ne prévoyait que 126 démolitions sur la ville. Avec 34 % de logements sociaux à Tours (29 % dans l’agglomération), l’objectif n’est pas à la reconstruction généralisée mais avant tout à l’entretien ou la résidentialisation. Mais Tours gagne des habitants – 4 000 entre les deux derniers recensements – et l’Opac « doit y apporter sa pierre », selon son directeur général, Didier Loubet. C’est pourquoi le rythme de construction a été accéléré pour passer de 60 à environ 150 logements par an. « Nous allons maintenir ce rythme, poursuit le directeur général, si nos capacités d’autofinancement suivent car nous avons besoin d’équilibrer nos opérations, de garder des loyers attractifs et de maintenir nos fonds propres alors que le prix de revient du logement social est équivalent à celui du privé autour de 1 800–1 900 euros/m2. » L’Opac étudie, par ailleurs, trois opérations en Vefa « si elles ne sont pas plus chères que nos propres produits. » Pour atteindre ce rythme de 150 logements/an, l’office a notamment décidé de quitter son territoire tourangeau pour travailler sur l’agglomération avec deux premiers projets à La Riche et à Luynes.

Mais l’Opac dispose encore de marges de manœuvres sur Tours où des réserves foncières avaient été réalisées. C’est le cas au nord de la ville dans le quartier Monconseil avec 20 hectares que l’office va aménager et où seront construits près de 1 000 logements dont 300 sociaux et un programme d’activités sur 3,5 ha. Aménageur, l’Opac vendra notamment des charges foncières aux promoteurs privés ou réalisera ses propres projets comme une opération d’accession sociale.

L’Opac commence également à vendre du patrimoine, essentiellement collectif avec un objectif de 120 sur le quartier du Sanitas pour « des raisons plus sociales qu’économiques » et avec un impératif : « maintenir le patrimoine à niveau constant et ne pas vendre plus qu’on ne construit. »

Qualité architecturale

Avec le quartier Monconseil, l’office veut afficher sa vocation d’aménageur comme il le fait régulièrement en réalisant des prestations pour le Crous (résidence universitaire), la région (gymnase) ou la ville de Tours (locaux associatifs, ravalement de façade dans le secteur sauvegardé). « Tout nous intéresse, poursuit Didier Loubet, pourvu que cela ait un rapport avec le logement. » L’office réhabilite ainsi la tour du Beffroi à Tours Nord où seront aménagés sept logements ainsi que la place François-Mitterrand qui sera desservie par le tram en 2013.

Au-delà de 10 logements, l’Opac réalise systématiquement un concours d’architectes avec, à chaque fois, la sélection de cinq équipes « pour avoir un choix large, des équipes différentes, locales et nationales. » Pour le quartier Monconseil qui doit devenir « un quartier d’innovation architecturale », la présélection des projets a porté à la fois sur des promoteurs et sur des architectes qui ont été auditionnés. Pour la construction, le bailleur social recourt aux lots séparés mais avec de plus en plus de difficultés et d’appels d’offres infructueux pour cause de flambée de la promotion privée. Il réfléchit donc au recours à des entreprises générales ou aux macrolots.

CONTACT

Didier Loubet, directeur général.Tél. : 02.37.60.13.00.

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ENCADRE

Quelques projets 2008-2009

ToursRue d’Abilly : 33 collectifs ;Monconseil : 50 collectifs ;Chateaubriand : 15 collectifs ;Fontaine Pottier 29 collectifs ;Les Bastions : 84 collectifs ;Rue Faradet : 16 pavillons ;Deux Lions : 46 collectifs ;Rue traversière : FJT 21 chambres ;La Madeleine : 33 collectifs ;Petit Beauséjour : 23 collectifs et 8 individuels.

LuynesFoyer associatif de 25 chambres.

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