Régions

Arles Compromis sur les zones inondables

Mots clés : Droit de l'urbanisme

Une analyse cas par cas sera réalisée pour distinguer les zones où des aménagements techniques sont possibles.

A Arles, les grandes crues du Rhône de 1993 et de 1994 n’en finissent pas de faire des vagues. Il y a quelques semaines, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Proust, réclamait à la municipalité une application très stricte du PIG (projet d’intérêt général) du 26 août 1996 dans l’élaboration du nouveau plan d’occupation des sols de la commune. Pour le maire d’Arles, Paolo Toeschi, une lecture « maximaliste » de ce document (réalisé à partir de l’atlas départemental des zones inondables) revenait à déclarer inconstructible… 86 % du territoire communal.

Afin d’attirer l’attention du préfet sur les conséquences de cette situation, le premier magistrat décidait aussitôt de suspendre tout permis de construire sur le domaine municipal. Le 24 février, le préfet réunissait tous les protagonistes (municipalité, conseil général, DDE, voies navigables…) et proposait une solution d’apaisement.

Une analyse cas par cas sera réalisée pour distinguer les terrains où le risque d’inondation peut mettre en péril des personnes et les zones où des aménagements techniques sont possibles pour sécuriser des bâtiments.

Un seul secteur resterait totalement inconstructible : le quartier de Trinquetaille (4800 habitants) qui constitue une cuvette au bord du Rhône. Si toute nouvelle construction y semble prohibée, ce quartier sera à l’avenir mieux protégé. La préfecture a en effet décidé de débloquer en urgence 15 millions de francs pour conforter les digues qui bornent Trinquetaille. Les travaux devraient débuter très rapidement, les appels d’offres devant être lancés dans les prochaines semaines.

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