Architecture et urbanisme

Architecture Le béton s’expose

«Histoire d’un matériau, le béton à Paris » est le thème de l’exposition en cours au Pavillon de l’Arsenal. Elle rend hommage à un matériau décrié par le public depuis les préfabrications lourdes d’après-guerre, mais choyé par les prescripteurs français qui n’hésitent pas à le rendre visible dans des constructions de prestige telles le Grand Louvre, Météor (ci-contre, à droite) ou le stade Charléty. La thèse de l’exposition, défendue à grand renfort d’images, est qu’après 1850-1914 (« Un produit bon marché »), puis 1920-1980 (« La pierre du siècle »; à g., halle Freyssinet à Tolbiac), le béton est devenu « la matière de tous les possibles » en 1980-2000. Les possibles d’un meilleur aspect et de finitions plus variées s’entend, car les prouesses de minceur et de portée, elles, ne datent pas d’hier. Ricardo Bofill, prophète du béton architectonique, aurait donné le « la » de cette évolution, en 1978, en avouant : « Ce que je peux produire est, et sera moins fort que ce qui existe déjà. Je crois que tous les architectes aujourd’hui ressentent la même chose que moi : nous sommes moins forts que l’histoire ».

L’exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal se tiendra jusqu’à la fin mai. Concepteurs invités : Bernard Marrey, historien, et Franck Hammoutène, architecte, qui ont aussi dirigé la réalisation du catalogue illustré « Le béton à Paris», Editions du Pavillon de l’Arsenal et Picard Editeur ; 224 pages, 280 francs.

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