Edito

APPEL A LA CRITIQUE

Mots clés : Analyse de l'architecture - Architecte - Architecture

2008 pourrait être une année charnière pour l’architecture. Deux observations permettent de le penser.

Tout d’abord, sans tomber dans la frénésie commémorative : voilà juste quarante années écoulées depuis 1968, tournant pour toute une génération d’architectes qui s’est, dès lors, trouvée aux prises avec de nouveaux modes de formation, d’affiliation, d’accès à la commande et de reconnaissance (1). Aujourd’hui, alors que cette génération reste active, des questions de nature similaire se posent avec une nouvelle acuité dans un monde qui a profondément changé de format.

Conséquence ou coïncidence, la considération par le politique des questions d’architecture a pris ces derniers mois un tour nouveau. Le signal en a été donné par l’invitation à l’Elysée d’architectes du monde entier (2). Depuis, des intentions de toute nature ont été affichées, telle la suppression des seuils et donc l’obligation de recourir à l’architecte pour toute construction d’une superficie supérieure à 20 mètres carrés.

Au-delà des réformes envisagées, des pistes s’ouvrent comme la possible mise en chantier d’une dizaine d’Ecopolis (c’est une des propositions de la commission Attali pour dynamiser la croissance) ou la relance active du projet de Grand Paris (une consultation internationale de recherche et développement vient d’être lancée pour l’avenir du Paris métropolitain). Tout ceci a pour perspective « de dynamiser la création architecturale en France », soutient Georges-Marc Benamou, le conseiller du président de la République pour la culture et l’audiovisuel, qui s’empresse d’ajouter : « Mais nous n’abandonnerons...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 176 du 01/02/2008
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