Architecture

AMÉLIE LABOURDETTE, ARCHÉOLOGUE DU PAYSAGE

Ce ne sont pas tout à fait des ruines mais plutôt des constructions inachevées, promises, tôt ou tard, à la poussière. Un pont d’autoroute non raccordé, une tribune de stade, la structure en poutrelles d’un immeuble, une amorce de barrage… ces squelettes de béton disséminés dans les paysages du Sud de l’Italie sont réunis sous le titre Empire of Dust (L’empire de la poussière). Présenté à Paris fin 2017, à la galerie Thierry Bigaignon, ce travail a valu à Amélie Labourdette un Sony World Photography Award en 2016. A l’origine, l’artiste souhaitait représenter les conséquences de la crise financière de 2008 et enregistrer les traces de cet effondrement dans le paysage. C’est tout d’abord en Espagne, pays victime de l’éclatement de la bulle immobilière, qu’Amélie Labour-dette se rend. Dans la série Non Finito (2014), ces constructions interrompues prennent place au milieu d’une végétation aride et de ciels laiteux. Son projet l’amène ensuite à s’intéresser à l’Abkhazie, petite République sécessionniste de la Géorgie où se trouvent des sanatoriums inachevés, héritages de la...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 266 du 11/02/2018
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