Architecture

ALLIANCES DE CIRCONSTANCE

Il fallait bien cinq architectes pour redorer l’image de l’immeuble de bureaux le plus haut de Paris. La réhabilitation de la tour Montparnasse (lire p. 30) est donc confiée à une assemblée de professionnels, cachés – à peine – derrière le sigle « Nouvelle AOM » : Franklin Azzi, Frédéric Chartier, Pascale Dalix, Cyrille Le Bihan et Mathurin Hardel . Après tout, l’édifice est déjà l’œuvre d’une bande de circonstance, celle que formaient, en 1968, Eugène Beaudouin, Urbain Cassan, Louis Hoÿm de Marien et Jean Saubot, au sein de l’Agence architecturale de l’opération Maine-Montparnasse, l’AOM, version originale. Près de quarante-cinq ans après l’inauguration de ce projet collectif, la composition du quintet lauréat de sa réhabilitation, et surtout la mise en scène de cette équipe, intrigue. « On se sentait un peu trop jeunes pour se lancer seuls dans cette aventure », rapportait Mathurin Hardel à l’annonce des résultats de la compétition. Franklin Azzi avait, pour sa part, « l’intuition que le projet méritait plus d’humilité qu’un autre ». A sujet unique, pas de signature unique, mais une « fratrie architecturale qui aime la tour telle qu’elle est », nous dit-on. Jeunes, les architectes de la Nouvelle AOM le sont. Impressionnés, on en doute. Nés dans les années 1970 – en même temps que la fameuse tour -, ils ne sont pas pour autant des débutants. Les agences Chartier-Dalix, Hardel & Le Bihan et Franklin Azzi ont des portfolios bien garnis...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 266 du 11/01/2018
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