Régions

Alès L’OPH expérimente un système de préfabrication sur mesure

Mots clés : Béton - Efficacité énergétique - Technique de construction

L’Office public d’habitat du Grand Alès (Gard) projette la construction de 18 logements individuels selon un procédé innovant développé par une jeune entreprise locale. Breveté sous le nom de NCH (« Un nouveau concept pour l’habitat »), ce procédé utilise des blocs de béton cellulaire, assemblés en usine et découpés sur mesure (lire ci-dessous). Il permet ainsi d’obtenir une grande modularité et un haut niveau de performance énergétique, pour un coût maîtrisé.

Le procédé NCH a été présenté en 2007 dans le cadre de l’appel à propositions CQFD (1) lancé par le ministère de l’Emploi. Non sélectionné parmi les projets lauréats, il a toutefois retenu l’attention du Puca (2) qui a soutenu le principe d’une expérimentation. L’OPH du Grand Alès a accepté d’en être le vecteur. « Ce procédé nous intéresse pour deux raisons, explique Jean-Luc Garcia, directeur général de l’OPH. D’abord parce qu’il doit permettre de réduire les coûts de construction, sans toutefois imposer les formes répétitives que génère la préfabrication classique. Ici, le processus industriel s’adapte au dessin de l’architecte, et non l’inverse. Ensuite pour ses performances thermiques, qui devraient nous permettre d’atteindre le label Effinergie, et de contenir ainsi le niveau des charges pour les occupants. »

Le programme devrait sortir de terre en 2009 à Saint-Hilaire-de-Brethmas, près d’Alès. Il sera complété par un programme privé de 10 logements en accession. L’OPH, qui procède actuellement à la sélection du maître d’œuvre, espère engager le chantier avant l’été et livrer les premières maisons en fin d’année. « L’économie attendue doit venir de la diminution du temps de construction, souligne Jean-Luc Garcia. Reste à en vérifier la réalité. C’est tout l’enjeu de l’expérimentation prévue. »

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ENCADRE

Le procédé NCH

Le concepteur du procédé NCH, Christian Ferrière, mécanicien et ingénieur des mines, a apporté au domaine de la construction une expérience acquise dans l’industrie automobile. Première étape : à partir du plan fourni par le client, le bâtiment est décomposé en éléments constructifs appelés « Precimur » (une maison de 100 m2 comporte environ 70 éléments). Ces composants sont ensuite fabriqués en atelier. Des blocs de béton cellulaire standards de 30 cm d’épaisseur sont assemblés par un procédé continu, puis découpés en éléments personnalisés (notre document). Ces éléments, numérotés, sont alors assemblés sur chantier. Des réservations, verticales et horizontales, permettent ensuite de couler une ossature en béton armé dans les murs, utilisés comme coffrages perdus. « Cette solution est conforme aux exigences du DTU 20.1, précise Christian Ferrière. Elle assure un parfait respect des normes. » Le procédé est exploité à Alès par NCH France, filiale de la holding NCH Group, basée à Genève.

(1) « Logements optimisés : coûts, qualité, fiabilité, délais. » (2) Plan urbanisme construction architecture.
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