Régions Haut-Rhin

A Kingersheim, la friche Améco se reconvertit pour de bon

Participation des habitants, transition écologique, réalisme économique. Les marques de fabrique de Kingersheim (Haut-Rhin, 13 000 habitants) se conjuguent pour faire émerger la nouvelle reconversion de la friche textile Ameco, située à l’entrée sud-ouest, à la limite administrative avec Mulhouse. Quelque 25 000 m2 de bâtiments neufs y seront construits. Le projet a pu renaître après l’enterrement, en 2009, d’une première mouture plus ambitieuse, de 32 000 m2 minimum. Celle-ci avait à l’époque buté sur deux obstacles : la crise immobilière qui venait de commencer et les fortes oppositions à la tour de 18 étages qui devait être le symbole de cette reconversion.

L’opportunité d’une relance s’est présentée avec l’offre déposée en mars dernier par une équipe complète rassemblant promoteur (Eurasia), architecte (Philippe Prévot), opérateur foncier (Nicola), bureau d’études (F & H Ingénierie) et entreprise générale (Demathieu Bard). « Nous lui avons dit banco, à condition de respecter les principes directeurs d’origine et de se soumettre aux avis potentiellement imprévisibles d’un conseil citoyen, sachant que nous nous portions garants de l’équilibre économique de l’opération », relate le maire Jo Spiegel.

Ce cahier des charges de référence comporte pas moins d’une trentaine de points précis, qui concernent surtout la mixité sociale et le développement durable : ratio d’au moins 25 % d’espaces verts, biodiversité, recyclage des déchets, 50 % d’énergies renouvelables autour d’une chaufferie biomasse à créer, piste cyclable. ..

Des bâtiments de quatre à six étages. Le nouveau programme parvient à près de 50 % de surfaces consacrées aux espaces verts. Il conserve une hauteur conséquente de construction (quatre à six étages) et concentre les voitures dans deux parkings-silos, tout en bénéficiant d’une emprise foncière augmentée d’un peu plus de 10 %, à 5,1 ha, à la suite de la cession de parcelles privées supplémentaires. Il a été repensé pour faire du cours d’eau Dollerbaechlein la trame centrale.

Représentant 50 millions d’euros d’investissements, il comprendra 287 appartements dont 99 locatifs sociaux, une résidence- service seniors sociale de 136 logements, 28 maisons regroupées ou individuelles. Le conseil municipal votera fin mars la modification du plan local d’urbanisme, préalable à 18 à 24 mois de travaux à partir de la fin 2017.

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