Enjeux Entretien avec Florence Darmon, directrice générale de l'Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP).

« 85 % de nos diplômés rejoignent le BTP »

Mots clés : Enseignement supérieur - Entreprise du BTP - Monde du Travail - Travaux publics

Les deux tiers des cours de l’ESTP restent ciblés sur la technique, rappelle sa directrice. L’insertion professionnelle progresse.

Certains employeurs se demandent si vous ne formez pas trop de jeunes « généralistes », au détriment de profils plus techniques. Que leur répondez-vous ?

Ce bruit de fond ne correspond pas à la réalité. Nous sommes parfois considérés comme une école généraliste, car nos étudiants ont toutes les capacités pour travailler dans d’autres domaines que le BTP (audit, finances, conseil… ). Mais, dans les faits, cela ne concerne pas plus de 15 % d’entre eux. Certes, plus de 30 % des cours dispensés à l’école ne relèvent pas de la technique (management, aspects juridiques et financiers… ). Mais nos formations font partie des meilleures pour intégrer le BTP. Nos diplômés sont très précis techniquement et dotés d’une expérience de la pratique, puisque leur parcours est jalonné de stages. Forts de cette double compétence, ils ont la tête bien faite. C’est, en somme, notre force, car pour être un bon ingénieur, il faut être un bon technicien, mais aussi un bon manager. Près de 85 % de nos diplômés en 2016 exercent d’ailleurs des métiers dans la construction au sens large.

Comment se répartissent vos jeunes diplômés qui rejoignent l’univers du BTP ?

En 2016, 36 % ont intégré le secteur du bâtiment et 22 % les TP : au total, 38 % de nos anciens élèves travaillent sur un chantier ou dans la production. Viennent ensuite les bureaux d’études (9 %), l’immobilier (8 %) et l’énergie (3,7 %), sans oublier les géomètres-experts (2,4 %) et les transports (1,3 %).

Quels sont les effets de la reprise sur l’insertion professionnelle de vos jeunes diplômés ?

Leur insertion est toujours en hausse : 97 % des élèves de la promotion 2016 ayant trouvé un emploi l’ont décroché moins de quatre mois après leur sortie, contre 94 % pour la promotion 2015. Avec la reprise, la perspective du Grand Paris et des Jeux olympiques 2024, nos jeunes sont très demandés : les employeurs sont aux abois. Nous entretenons avec ces derniers une proximité qui nous conduit à les associer à tous nos échelons de gouvernance et nous permet de suivre l’évolution de leurs métiers. Nous tenons notamment compte, à ce titre, de la numérisation des métiers qui les touche.

Observez-vous une flambée des salaires de vos jeunes diplômés ?

Les rémunérations ne flambent pas mais elles sont en hausse. Le salaire moyen...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5954 du 22/12/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X