Régions Champagne-Ardenne/Picardie

700 millions d’euros pour un gazoduc

Mots clés : Gaz

Ce n’est encore qu’un projet, mais le chantier qui s’annonce promet d’être pharaonique. GRTgaz envisage de construire un gazoduc long de près de 300 km entre la station de compression de Cuvilly, dans l’Oise, et celle de Voisines, en Haute-Marne. Son tracé n’est pas encore définitif, et ne figure qu’à l’état de fuseau d’étude, mais on sait qu’il traversera trois régions (Picardie, Ile-de-France et Champagne-Ardenne) et six départements (Aisne, Oise, Seine-et-Marne, Marne, Aube et Haute-Marne). Le projet est dit de l’Arc de Dierrey, car il s’articule autour de la station de compression de Dierrey-Saint-Julien dans l’Aube.

La canalisation, de 1,2 mètre de diamètre, sera enterrée à un mètre du sol et servira à transporter du gaz naturel. Sur les 300 km à poser, 120 viendraient en doublement de la canalisation existante entre Dierrey-Saint-Julien et Voisines. Un poste de sectionnement serait installé tous les 20 km environ pour permettre d’interrompre le flux. Le projet nécessiterait des installations de raccordement aux réseaux de transport existants aux deux extrémités.

Appel à la main-d’œuvre locale

Le conditionnel est encore de mise puisque ce projet fait l’objet d’une procédure d’information et de concertation orchestrée par la Commission nationale du débat public. Sa saisine s’explique par les multiples enjeux du dossier : financiers, techniques, environnementaux, mais aussi géostratégiques, ce gazoduc étant destiné à diversifier et à sécuriser les sources d’approvisionnement de la France et à renforcer les capacités de transport dans le nord du pays.
Le chantier de l’Arc de Dierrey pourrait débuter mi-2012 et s’achever en 2014 après dix-huit mois de travaux. La réalisation du pipeline coûterait 700 millions d’euros (valeur 2008) dont 200 millions pour les entreprises du BTP. Les travaux mobiliseraient jusqu’à 250 personnes par jour, avec une incitation à faire appel à de la sous-traitance et à de la main-d’œuvre locales grâce à des clauses de « mieux-disant territorial » intégrées aux appels d’offres. –

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