Régions LILLE

1983-2013 : trente ans d’Equerre d’argent

Mots clés : Communication - marketing - Prix d'architecture

Alors que l’Equerre d’argent vient de livrer son palmarès pour l’année 2014, « Le Moniteur » et « AMC », avec le soutien de Kawneer, de Permasteelisa et de la région Nord-Pas-de-Calais, vous invitent à redécouvrir les lauréats de 1983 à 2013, de Henri Ciriani, pour la crèche « Au coin du Feu » à Saint-Denis, à Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa (Agence Sanaa) pour le Louvre-Lens, à travers une exposition présentée jusqu’au 4 décembre au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Nord.

Des ouvrages de prestige tels le musée Picasso de Roland Simounet, l’Institut du monde arabe de Jean Nouvel, le stade Charléty de Henri et Bruno Gaudin ou la Cité de la Musique de Christian de Portzamparc figurent parmi les réalisations primées. Mais l’Equerre d’argent a cette singularité de récompenser tout autant des équipements communaux (parking, médiathèque, groupe scolaire, pôle d’échange multimodal) que des logements. Aussi, cette rétrospective constitue-t-elle un abrégé de l’histoire contemporaine de l’architecture française.

De l’orthodoxie moderne à l’éclectisme

Que nous disent les 31 premiers lauréats de l’Equerre d’argent ? A l’occasion du vernissage de l’exposition, Gilles Davoine, rédacteur en chef d’« AMC », Benoît Poncelet, directeur du CAUE du Nord, les architectes Dominique Maret (ZigZag) et Sophie Delhay, ainsi que le maître d’ouvrage Christophe Cappe, président du directoire de SIA Habitat, ont débattu sur la question. Tous s’accordent sur le fait que cette discipline à évolution lente qu’est l’architecture démontre, à travers cette galerie de Prix, qu’elle parvient malgré tout à se renouveler en permanence et à s’adapter aux mutations technologiques, sociales et culturelles.
Gilles Davoine y voit « un raccourci saisissant, des derniers feux de l’orthodoxie moderne à l’éclectisme d’aujourd’hui ». Benoît Poncelet le rejoint : « La France rayonne toujours par son architecture, mais d’une autre manière, explique-t-il. Ce n’est plus le fait du prince qui commande mais, de plus en plus, la place de l’homme, la valeur d’usage. » Et l’adage selon lequel « il n’y a pas de bonne architecture sans bon maître d’ouvrage » n’a sans doute jamais été aussi vrai, comme le souligne le « couple » SIA Habitat-Sophie Delhay à Lille.
Le dynamisme architectural du Nord-Pas-de-Calais ? « Il doit tout à Euralille », estime Dominique Maret.

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