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1 500 chantiers de modernisation seront lancés en 2015

Mots clés : Transport ferroviaire - Travaux publics

SNCF Réseau (ex-RFF) devrait amplifier cette année son effort en direction des opérations de maintenance et de modernisation du réseau ferroviaire, devenues sa principale priorité.

Malgré un chiffre d’affaires (5,9 milliards d’euros) et une marge opérationnelle (2,1 milliards d’euros) en hausse annuelle de respectivement 4 % et 8 % en 2014, SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France) est restée plombée par sa dette. S’établissant à 36,8 milliards d’euros, celle-ci s’est accentuée de 3 milliards d’euros en 2014. Si bien que le gestionnaire du réseau ferroviaire français a enregistré une perte nette de 213 millions d’euros. Pour autant, SNCF Réseau va « poursuivre son effort d’investissements en 2015 », a annoncé Jacques Rapoport, président de l’entreprise, lors de la présentation de ses résultats, le 19 février.

En cohérence avec le discours du secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies qui le martèle depuis sa prise de fonction en août 2014, la priorité sera encore donnée cette année à la maintenance du réseau afin de répondre aux impératifs de sécurité. Le budget consacré à sa modernisation est ainsi gonflé de 150 millions d’euros (+ 3,2 %). Il atteint 4,9 milliards, dont 2,14 milliards seront consacrés à l’entretien/maintenance, le solde allant aux opérations de rénovation. Au global, « 1 500 chantiers de modernisation sur le réseau classique seront engagés en 2015, contre 1 000 en 2014 », a assuré Jacques Rapoport. Tout comme l’année dernière, l’Ile-de-France, qui concentre 40 % des circulations ferroviaires nationales, va faire l’objet d’efforts particuliers, puisque 1,1 milliard d’euros vont y être injectés.

Une vingtaine de projets différés en 2017

Outre la priorité donnée à la maintenance, l’année 2015 sera aussi consacrée à l’achèvement des projets de développement déjà engagés : les quatre LGV, bien sûr, ainsi que les opérations inscrites dans les contrats de projets Etat-régions (CPER). Cependant, entre 20 et 30 opérations programmées cette année devraient être repoussées. « La conjonction de plans de charges très élevés, à la fois dans la modernisation du réseau et dans l’achèvement des grands projets, mobilise tant de personnel et de compétences que nous avons proposé qu’un certain nombre de projets de développement prévus en 2015 soient différés en 2017 », a justifié le président de SNCF Réseau. Parmi les opérations ciblées, qui représentent un total de 150 millions d’euros, figurent plusieurs réaménagements de gares.
Sur le plan stratégique, la réforme ferroviaire permet à SNCF Réseau « d’actionner de nouveaux leviers pour construire une politique industrielle plus performante », selon Jacques Rapoport. Le gestionnaire s’est ainsi donné l’objectif de gagner 2 % de productivité par an, ces cinq prochaines années. Une efficacité nouvelle qui trouvera sa traduction sur le terrain. « Pour fiabiliser la surveillance du réseau, nous allons doter 13 000 de nos agents de tablettes numériques dès mars prochain », illustre Claude Solard, directeur général délégué. Mais l’entreprise va aussi mettre en place de nouvelles manières de produire. « Les wagons pupitres et les grues Kirow vont nous permettre d’optimiser le renouvellement des aiguillages, détaille Claude Solard, et nous investissons globalement 150 millions d’euros par an dans les moyens de production des engins pour produire mieux et moins cher. »
L’amélioration de l’efficacité passera également par la mise en place d’une nouvelle politique de partenariats industriels avec les fournisseurs, « y compris les entreprises de travaux ferroviaires et les bureaux d’ingénierie privés », assure Jacques Rapoport. Des partenariats en mode gagnant-gagnant. « Nous leur donnerons de la visibilité et, en retour, ils nous apporteront leurs savoir-faire et leur capacité d’innovation. »

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Les drones prennent leur envol au-dessus des rails

Afin d’améliorer l’efficacité et la fiabilité de la surveillance du réseau ferré, SNCF Réseau et l’Onera, centre français de recherche aérospatiale, viennent de s’engager dans un partenariat de recherche dédié à la conception de solutions drones. D’une durée de cinq ans, ce contrat de 4 millions d’euros a deux cibles prioritaires : les inspections d’ouvrages d’art et d’installations, et, ce qui est plus nouveau, le suivi du réseau (voies ferrées, caténaires…) sur de longues distances.

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