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Visite de fin de chantier au musée de Lodève
Le musée de Lodève (Hérault) ouvrira ses portes le 7 juillet 2018 dans l'ancien hôtel de Fleury, restructuré par l'agence Projectiles. - © © Milena Chessa / Le Moniteur.fr

Visite de fin de chantier au musée de Lodève

MILENA CHESSA |  le 24/01/2018  |  ProfessionArchitectureCultureBâtimentHérault

L’agence d’architecture Projectiles met la dernière main aux travaux de restructuration de l’hôtel de Fleury qui permettra, dès l’été prochain, de découvrir la grande histoire du territoire de la communauté de communes du Lodévois et Larzac, dans l’Hérault.

A partir du 7 juillet 2018, date de sa réouverture après quatre ans de travaux, le musée de Lodève (Hérault) proposera un voyage dans le temps de 540 millions d’années à la découverte de son territoire, depuis les formations géologiques jusqu’aux sculptures de Paul Dardé (1888-1963), natif de la région. « Nos collections proviennent et parlent d’ici, des paysages et des hommes, souligne Ivonne Papin-Drastik, directrice du musée. Bien que très diverses, elles sont toutes reliées par la question de la trace. » Quelles traces ? Celles de gouttes de pluie tombées il y a 285 millions d’années, celles de pas laissés par une famille dans une grotte il y 9000 ans ou encore celles du burin de l’artiste Paul Dardé qui sculptait la pierre au siècle dernier.

Fresques murales, objets en vitrine, moulage d’empreintes au sol et écrans multimédia permettront de redécouvrir la vie d’animaux disparus du Permien.
Fresques murales, objets en vitrine, moulage d’empreintes au sol et écrans multimédia permettront de redécouvrir la vie d’animaux disparus du Permien.

Restructuration lourde

L’architecture et la muséographie ont été confiées à l’agence Projectiles, qui a notamment livré en 2012 la galerie de l’histoire du château de Versailles. « Les concepteurs ont été au service du projet et non l’inverse », apprécie Ivonne Papin-Drastik. « Il ne fallait pas en faire des tonnes, mais trouver le juste équilibre », pèse l’architecte Daniel Meszaros. Les travaux, d’un montant de 8,1 millions d’euros HT, ont consisté en la restructuration lourde et complexe de deux hôtels particuliers - Fleury et Teisserenc - datés des XVIIe et XVIIIe siècles (voir vidéo ci-dessous). La surface totale du musée a ainsi grimpé de 1052 m² à 2786 m².

Faille étroite

« Nous avons conservé l’harmonie de la composition urbaine en maintenant les façades historiques existantes », décrit Daniel Meszaros. L’hôtel de Fleury retrouve ses proportions d’origine, après la démolition d’un bâtiment des années 1980 qui refermait le parvis d’entrée. Ses façades en enduits, ses balustres en fer forgé et son escalier monumental en pierre ont été restaurés. Quant à l’intérieur de l’hôtel de Teisserenc, fortement remanié, il a été détruit et reconstruit pour améliorer le parcours de visite. Une étroite faille en verre et métal marque la jonction extérieure entre les deux bâtisses, ainsi que l’entrée du musée. Un nouveau parvis en pente douce, actuellement en chantier, focalisera vers ce point les 50 000 visiteurs annuels attendus. « Le musée est le poumon de la ville, les commerçants ont hâte qu’il rouvre et les habitants sont curieux de le redécouvrir », indique Fadilha Benammar-Koly, conseillère municipale de Lodève, déléguée à la jeunesse.

La salle du passage imbrique le passé et le présent avec ses murs en pierre d’origine et ses nouvelles parois en béton.
La salle du passage imbrique le passé et le présent avec ses murs en pierre d’origine et ses nouvelles parois en béton.

Duel minéral

L’intervention contemporaine des architectes se découvre dans le hall d’accueil en béton brut de décoffrage et sa cour attenante couverte par une verrière gonflable en membrane ETFE. C’est sous cette lumière naturelle que sera installée la sculpture du « Grand faune » (1920) de Paul Dardé, dont le regard captivera celui des visiteurs du haut de ses 4 mètres. « Cette ‘salle du passage’ est un espace à la fois étroit et large, où se joue un duel minéral entre la pierre et le béton », décrit Daniel Meszaros. Le béton, coffré à la planchette, a généré des défauts. « C’est une ode à l’imperfection, celle de la main de l’homme », assume l’architecte. Encore une trace laissée dans l’histoire du Lodévois.

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