Vie de l'entreprise

Visages de l’insertion : Amadou Traore, ouvrier polyvalent

Le Moniteur croque le portrait de travailleurs en insertion dans le BTP. Si tous n’ont pas vocation à rester dans le secteur, la construction leur permet néanmoins d’accomplir leur projet. Exemple, Amadou Traore travaille sur le chantier du boulevard Mac Donald pour ensuite se former comme agent de sécurité.

Travailler dans le bâtiment, Amadou Traore a donné. Le secteur ne l’intéresse pas pour faire carrière. N’empêche, comme appoint, le job est parfait. Depuis début août 2012, il prête main-forte comme ouvrier polyvalent sur le chantier des entrepôts du Boulevard Mac Donald, lancé par SAS Paris Nord-Est. « Je balaie, je range les morceaux de bois qui traînent, je trie ce qu’il y a à trier » raconte-t-il. Amadou reste sur le chantier jusqu’en septembre. Il enchaîne ensuite une formation pour devenir agent de sécurité. C’est là son objectif.

Dans la construction dès le départ

Arrivé en France il y a 10 ans, ce Malien de 34 ans travaille dans la construction depuis qu’il a posé le pied sur le territoire. « Je suis parti pour m’en sortir, souligne-t-il. Ma famille a vendu notre seule vache pour que j’obtienne mon visa et que je vienne ici. » Aujourd’hui, il survient aux besoins de sa mère et de son frère restés là-bas, et à ceux de sa femme et de son fils qui vivent ici avec lui.

Amadou trouve le métier de la construction trop éprouvant physiquement. Il a testé d’autres professions, et l’expérience lui a montré qu’il gagnera plus en tant qu’agent de sécurité. Mais la formation de trois semaines pour occuper un emploi coûte 1800 euros. Un prix prohibitif pour le Malien. En vue de financer cette formation, il se tourne vers une structure d’insertion de Seine-Saint-Denis. « Ma femme avait l’habitude de se rendre au secours catholique, explique-t-il. Une de ses conseillères nous a orientés vers Ares services Seine-Saint-Denis. J’ai signé un contrat de six mois. Grâce à cette association, j’ai obtenu différents CDDI (contrats à durée déterminée d’insertion) dans le tri des déchets, le bâtiment…» Ares lui obtient ce chantier sur le boulevard Mac Donald. En échange, et même si Amadou est rémunéré au SMIC, la structure s’engage à lui payer sa formation en septembre.

L’avenir proche d’Amadou comme celui de sa famille est assuré. Le jeune ouvrier n’a qu’à se concentrer sur son chantier et attendre la formation de septembre pour, peut-être, démarrer une autre vie.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X