Vie de l'entreprise

Virage stratégique à 180° pour Ginger (groupe Grontmij)

L’ingénieriste français, filiale de Grontmij, annonce le recentrage de ses activités en France sur l’ingénierie et souhaite se désengager du pôle expertise (CEBTP). Une stratégie aux antipodes de celles présentées il y a moins d’un an.

 

 

 

En avril 2012, Jan Bosschem, directeur général du groupe Ginger (filiale de Grontmij depuis 2010), nous dévoilait, en exclusivité, les contours de sa stratégie. L’une de ses composantes essentielles était la combinaison entre l’ingénierie et l’expertise (CEBTP). « Nous construisons des plateformes pour rapprocher physiquement les personnels du CEBTP», indiquait-il avant de poursuivre : «En Europe, Ginger est le seul à posséder ce modèle qui consiste à combiner l’ingénierie à l’expertise. Nous sommes en train de réfléchir à la meilleure manière d’exporter ce modèle. »

Neuf mois plus tard, le directeur général a décidé d’opérer un virage à 180° et de se recentrer sur l’ingénierie. « Après un an de travail pour développer la synergie entre nos deux pôles, force a été de constater que cela ne s’est pas concrétisé comme nous l’espérions, justifie Jan Bosschem. D’autant que le modèle du CEBTP n’est pas exportable dans les autres pays, car cette spécialité est assurée par des instances publiques ». Autre objectif de ce « recentrage stratégique sur le core business du groupe », le désendettement, afin « d’assainir les finances de Grontmij » et ainsi pouvoir réinvestir et « accélérer sa croissance sur le marché du bâtiment durable, des infrastructures urbaines, des énergies renouvelables et de l’eau ». En clair, CEBTP (CA 2011 : près de 110 millions d’euros) est à vendre et « le désinvestissement progressif engagé sur cette activité est piloté par la banque d’affaires Rothschild & cie», explique le directeur général.

 

Croissances externes ciblées

 

En parallèle, la marque Ginger va disparaître, d’ici au mois d’avril. « Ginger deviendra Grontmij France et pourra concentrer ses efforts sur les métiers du conseil technique et de l’ingénierie», dévoile Jan Bosschem. Grontmij France va désormais poursuivre le plan du groupe baptisé « Back on Track ». Après la réorganisation de ses activités en 2012 (réduction de coûts, désinvestissement, renforcement de la gouvernance opérationnelle), l’ingénieriste sera actif dans trois domaines : le bâtiment & l’aménagement de l’environnement, l’infrastructure urbaine & la mobilité, l’eau & l’énergie. « Sur la période 2013/2015, le groupe Grontmij entend donc concentrer ses efforts sur l’accélération de sa rentabilité, deuxième phase de son plan stratégique « Back on Track » », poursuit le directeur général détaillant ensuite les quatre objectifs du groupe : « Accélérer la croissance sur les services à forte valeur ajoutée  (conseil, conception et pilotage de projets) ; prendre des positions de leadership sur cinq segments stratégiques en Europe (énergie, infrastructure routière, transport urbain, bâtiment durable et eau) ; concentrer la dynamique sur la zone Europe (Pays-Bas, France, Danemark, Belgique, Allemagne, Suède, UK, Pologne et Turquie). » Grontmij annonce en outre un plan actif d’investissements pour la croissance organique, mais également des croissances externes ciblées ainsi qu’un « programme de développement de transversalités entre les différentes filiales européennes afin de renforcer les compétences stratégiques du groupe ».

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