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Vingt-neuf PME plus fortes que la crise

J.M.M. |  le 20/12/2013  |  EntreprisesCollectivités localesPME

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Sommaire du dossier

  1. ATOÛT CONFORT Taden (22) • CA : 4 M€ • 30 salariés - Une offre globale pour les lots techniques
  2. DALL’TP Bédoin (84) • CA : 3 M€ • 18 salariés - Porté par la vague des réseaux humides
  3. ENTREPRISE ANDRÉ BOUREAU Chamarandes-Choignes (52) • CA : 10 M€ • 10 salariés - Boosté par la croissance externe
  4. Egalement au palmarès
  5. SABATIER Saint-Paul-en-Jarez (42) • CA : 5,6 M€ • 45 salariés - Une organisation efficace gage de qualité
  6. Méditerranée
  7. Sud-ouest
  8. ARBUATTI CONSTRUCTIONS Maubeuge (59) • CA : 6 M€ • 45 salariés - Cap sur la réhabilitation thermique
  9. Egalement au palmarès
  10. Ile-de-france
  11. DELAGE SYSTÈMES Feuillade (Charente) • CA : 4,5 M€ • 40 salariés - Un as des automatismes et de l’insertion
  12. PARENGE Antony (92) • CA : 25 M€ • 98 salariés - La niche des travaux complexes en site urbain contraint
  13. Ouest • Centre
  14. GÉREL Luzarches (95) • CA : 3,3 M€ • 16 salariés - Le créneau de l’industriel et du tertiaire
  15. LINGENHELD TP Dabo (57) • CA : 58 M€ • 291 salariés - Le trait d’union entre Alsace et Lorraine
  16. Nord
  17. MÉTALU Le Fossat (Ariège) • CA : 3,5 M€ • 28 salariés - La sécurité des salariés érigée en priorité absolue
  18. Egalement au palmarés
  19. SOGECOP Créateur et repreneur Issy-les-Moulineaux (92) • CA : 2,36 M€ • 23 salariés - Une entreprise reprise en moins d’une semaine
  20. BROSSE Chazelles-sur-Lyon (42) • CA : 9 M€ • 49 salariés - Bien acheter et bien vendre
  21. GENERE Saint-Maurice (94) • CA : 38,3 M € • 70 salariés - La passion des travaux complexes
  22. Sacrés patrons !
  23. SODEX OBLIGER Miserey-Salines (25) • CA : 5,2 M€ • 33 salariés La culture du sur mesure pour des structures métalliques complexes
  24. FOUQUET SAS Lisieux (14) • CA : 6,15 M€ • 39 salariés Un réseau et des clients fidèles dans toute la France
  25. Grand prix national - CEERI Saulxures-sur-Moselotte (88) • CA : 6,5 M€ • 40 salariés - La garantie d’interventions rapides chez les industriels vosgiens
  26. Grand prix national LES CHARPENTIERS DE L’ATLANTIQUE La Boissière-de-Montaigu (85) • CA : 5,2 M€ • 37 salariés - La construction bois fait du tâcheron un bâtisseur d’église
  27. SENEC La Garde (83) • CA : 19 M€ • 90 salariés - La carte de l’entreprise générale et de la conception-réalisation
  28. ETS TOGGENBURGER ET CIE St-André-les-Vergers (10) • CA : 4,5 M€ • 50 salariés - La PME auboise veut être le « Free » de l’électricité
  29. Egalement au palmarès
  30. CAMMISAR Saint-Rémy (Aveyron) • CA : 2,8 M€ • 20 salariés - Tous les chantiers de 50 euros à 800 000 euros l’intéressent
  31. Est
  32. CHAVINIER Aurillac (15) • CA : 13 M€ • 67 salariés - Autonome pour pouvoir répondre rapidement aux clients
  33. CAN Mirmande (26) • CA : 19 M€ • 122 salariés - Former le personnel pour garantir une qualité de travaux
  34. BALLOY Caëstre (59) • CA : 3 M€ • 15 salariés - L’ambition d’un petit métallier hyper-spécialisé
  35. Vingt-neuf PME plus fortes que la crise
  36. Rhône-Alpes • Auvergne
  37. Second oeuvre - Performance sociale TERRITOIRE Marseille (13) • CA : 4,5 M€ • 28 salariés L’insertion au cœur d’une stratégie gagnante
  38. IRION Sarre-Union (67) • CA : 4,2 M€ • 25 salariés - Une dynamique fondée sur l’extension de l’usine Smart
  39. Grand prix national - LA CITEL Saint-Sulpice (81) • CA : 16 M€ • 122 salariés - Conserver l’emploi et mutualiser les ressources
  40. PREFINELEC Rousset (13) • CA : 4,7 M€ • 28 salariés - Fabricant et poseur de pieuvres électriques
  41. ATLANTIQUE TP - Sainte-Luce-sur-Loire (44) • CA : 14,1 M€ • 83 salariés - Des canalisations de Nantes aux plages de Dubaï
  42. Grand prix national GECOP Alfortville (94) • CA : 20,8 M€ • 64 salariés - La transmission tranquille d’une affaire de famille

Après une année 2012 en demi-teinte, la conjoncture BTP s’est franchement retournée en 2013. Coup de frein sur l’activité des entreprises, carnets de commandes en peau de chagrin, prix compressés, marges étranglées, effectifs rabotés, défaillances en cascade… Une année noire qui se traduit dans les chiffres (- 2,6 % pour le bâtiment ; - 3 % dans les travaux publics), mais qui pèse également sur le moral des entrepreneurs dont l’immense majorité déclare ne pas entrevoir le bout du tunnel. Leurs craintes se fondent autant sur la contraction des budgets d’investissement de l’Etat et des collectivités que sur la frilosité des opérateurs privés. La concurrence low cost, l’empilement des normes réglementaires, l’explosion de la fiscalité et la mise en œuvre poussive des dispositifs censés soutenir les marchés du BTP sont vécus comme autant de paramètres plombant un peu plus tout espoir de relance rapide. C’est dans ce contexte anxiogène que viennent d’être décernés les 12 es  Prix Moniteur de la construction. Plus que jamais, ces trophées visant à valoriser les performances de PME indépendantes prouvent que les marins les plus habiles se révèlent par gros temps. Les 28 lauréats primés dans les régions, les cinq d’entre eux qui accèdent à la consécration nationale et le champion de la création/reprise d’entreprise (distinction nouvelle au palmarès 2013) constituent autant de signes d’espoir pour la masse des entrepreneurs gagnés par le doute et le découragement. En restant fermes sur les principes de l’entreprenariat (et aussi sur les prix de leurs prestations), en plaçant la qualité et l’innovation au cœur des chantiers, en misant sur la formation, la prévention, la sécurité des personnels, en allant dénicher des marchés de niche, ces patrons malins n’ont pas simplement traversé la tempête sans casse. Ils ont surtout tracé leur cap pour profiter pleinement du retour de croissance qui finira bien par arriver.

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« Fragilisées, les entreprises pourraient changer de modèle »

Les Prix Moniteur de la construction montrent que certaines sociétés tirent encore leur épingle du jeu. Comment l’expliquez-vous ?

En effet, un petit noyau d’entreprises semble bien tirer leur épingle du jeu. Cette résistance, elles la doivent à une proximité avec leur clientèle et le plus souvent à la qualité du travail fourni. La capacité à développer une action conception-réalisation est également un facteur positif de maintien des marges.

Comment résumer 2013 ?

2013 n’aura pas été un bon cru même si l’activité ne recule pas dramatiquement. La guerre des prix dans le BTP se poursuit. Notre récente étude sur la santé des entreprises (« Le Moniteur » n° 5733 du 11 octobre 2013, p. 10) montre que la situation continue de se dégrader. Et globalement, les demandes de crédit court terme croissent : après + 15 % en 2012, elles ont progressé de 20 % à fin octobre. L’effet ciseau en matière de délais de paiement place le BTP dans une spirale infernale. Les assureurs crédit deviennent plus exigeants et les banques moins enclines à financer.

Comment mesurez-vous la dégradation chez nos clients ?

D’abord, par la forte hausse d’entreprises en pertes depuis 2008. Leur part est passée de 7,7 % à 15,4 % dans le gros œuvre, de 11,3 % à 18,3 % dans le second œuvre et de 11,2 % à 15,9 % dans les travaux publics. Ensuite, par la progression des défaillances : 336 dépôts de bilan en 2012, 374 entre janvier et octobre 2013.

Avez-vous des raisons de croire à une reprise ?

Difficile à dire tant l’économie est anémiée. Dans les TP, il n’est jamais arrivé que l’activité recule en année préélectorale. Le bâtiment a atteint un point bas. Mais cela ne suffit pas pour reprendre espoir. Les pouvoirs publics n’ont aucune marge de manœuvre en matière budgétaire. Côté bâtiment, l’instabilité fiscale stérilise l’investissement et la rénovation énergétique peine à décoller. Il ne faut donc négliger aucune piste de relance : les partenariats public-privé en sont une, il faut en imaginer d’autres.

Et pour les entreprises ?

J’ai deux inquiétudes. Premièrement l’érosion de leur coefficient de résistance, alors que la crise dure depuis 2009. Deuxièmement, le recours aux travailleurs détachés, qui devient une parade pour compenser la prise d’affaires à bas prix. Au-delà du différentiel de charges entre pays européens, le non-respect du droit français crée une concurrence déloyale. L’ampleur du phénomène est telle que je crains un changement de modèle. Les entreprises pourraient à terme traiter un chantier avec quelques cadres salariés et une main-d’œuvre « low cost ». Devenant des contractants généraux, n’investissant plus ni dans la politique sociale, ni dans la sécurité, ni dans la formation.

Quel est votre conseil de banquier ?

J’observe que les entreprises qui résistent se recentrent sur leur métier et réduisent leur point mort en attendant que la tempête passe.

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Méthodologie

Sept jurys régionaux ont délibéré à partir de renseignements financiers fournis par notre partenaire Coface Services.
Plus de 3 000 bilans 2012 d’entreprises de BTP (à l’exception des filiales à 100 % des majors et des sociétés sans salarié) ont ainsi été analysés dans chaque région par des experts-comptables, banquiers, responsables d’organisations professionnelles réunis autour des journalistes du « Moniteur ».
Critères examinés : l’évolution de l’activité, de la rentabilité, de l’autofinancement et des effectifs au cours des trois derniers exercices. Cette année encore, un regard particulier a été porté à la politique menée par l’entreprise en matière de sécurité, prévention, insertion, formation…
Se fondant sur les mêmes critères, le jury national a désigné les « champions de France du BTP ». Cinq patrons de sociétés ultraperformantes auxquels s’ajoute cette année un nouveau lauréat : celui du meilleur créateur/repreneur d’entreprise.

Le jury

Catherine Van Rompu (1), membre du directoire BTP Banque, développement et animation du réseau ; Michel Dalloni (2), directeur des rédactions du pôle Construction du Groupe Moniteur ; Véronique Loret (3), directrice de la communication PRO BTP ; Guillaume Prot (4), président du Groupe Moniteur (président du jury) ; Pierre Girard (5), directeur de la politique technique Qualibat ; Patrick Richard (6), directeur technique OPPBTP ; Laurence Francqueville (7), chef du service économie/entreprises du Moniteur ; Annie Chauzu (8), associée KPMG, responsable de la filière BTP ; Jean-Marc Matalon (9), rédacteur en chef adjoint du « Moniteur ».

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