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Vinci devra payer 50 000 € pour avoir déversé des résidus de béton dans la Seine
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Vinci devra payer 50 000 € pour avoir déversé des résidus de béton dans la Seine

Lemoniteur.fr avec A.F.P. |  le 11/03/2020  |  EoleDommage environnementalEnvironnementHauts-de-SeineVinci Construction France

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L'entreprise de BTP Dodin Campenon Bernard, filiale à 100% de Vinci Construction France, a été reconnue coupable d'avoir déversé de manière accidentelle dans la Seine de l'eau grise chargée de sable et de traces de ciment désactivé provenant de sa centrale à béton sur le chantier d'extension du train Eole. L'amende totale se monte à 90 000 euros, dont 40.000 avec sursis.

A l'issue  d'une procédure de "plaider-coupable" devant le tribunal de Nanterre, Dodin Campenon Bernard, filiale à 100% de Vinci Construction France, a été reconnue coupable d'"avoir déversé de manière accidentelle dans la Seine de l'eau grise chargée de sable et de traces de ciment désactivé ayant pour effet de nuire à la reproduction des poissons sur une surface de 25 m2".

Ces résidus provenaient de sa centrale à béton servant à alimenter le chantier d'extension du train Eole vers la banlieue ouest de Paris.

Dodin Campenon Bernard a été condamnée à 90 000 euros d'amende, dont 40 000 avec sursis.

La décision, négociée au préalable avec le parquet dans le cadre d'une procédure de "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité", a été validée mercredi 11 mars par le tribunal de Nanterre qui a en revanche, pour raison technique, dû repousser les débats sur les dommages et intérêts au 18 septembre.

Les faits avaient été découverts en mars 2019: des agents d'une fédération locale de pêche avaient constaté un déversement de résidus de béton dans la Seine à Nanterre et aussitôt porté plainte. Plusieurs associations de pêche et environnementales se sont depuis portées parties civiles. qui se sont montrées déçues du verdict.

Pollution volontaire et organisée ?

"C'est d'autant plus décevant qu'ils ont été poursuivis pour une pollution involontaire alors que les constats démontraient que la pollution était parfaitement volontaire, organisée, sur une durée de 18 mois", a tancé l'avocat de parties civiles Laurent Benarrous.

L'avocat du prévenu Philippe Goossens s'est lui dit "satisfait du traitement judiciaire" de ce dossier: "Le tribunal a constaté, comme le parquet, que c'était accidentel, avec des effets limités" sur l'environnement.

Pour lui, l'accident est uniquement dû à un "dysfonctionnement d'une zone de stockage, mais à aucun moment il n'y a eu de volonté de déversement dans la Seine". "On s'est attaché à remettre immédiatement en état" le site pour un montant de 200 000 euros, a-t-il précisé, aussitôt démenti par la fédération plaignante. Selon elle, "sous l'eau, rien n'a été fait".

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