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Vierzon La ville veut tirer parti de sa friche industrielle

jean-jacques talpin |  le 28/05/1999  |  CherFrance Collectivités localesAménagementLoire-Atlantique

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Un site de sept hectares fait l'objet d'un grand projet d'aménagement conçu à partir de l'histoire de l'ancienne capitale du machinisme agricole.

Depuis le milieu du XIXe siè-cle, Vierzon était considérée comme « la capitale française du machinisme agricole » avec en particulier la Société Française qui, dans ses beaux jours, allait compter jusqu'à 2 000 salariés. Mais, en 1996, Case (engins de travaux publics), dernier représentant de ce passé industriel, fermait ses portes.

La ville se retrouvait avec un site de 7 ha traversé par la RN76 et couverte de nombreux bâtiments dont plusieurs à structure Eiffel. Le maire Jean Rousseau et son premier adjoint chargé de l'urbanisme Max Albizzati ont voulu « reconstruire leur ville à partir de cette friche ». Le concours d'architecture et d'urbanisme lancé avec la SCET a retenu le cabinet de Nantes « Conseils et Etudes Urbaines » qui propose un projet global avec activités, espaces verts et mise en valeur patrimoniale. La ville va s'appuyer sur ce patrimoine pour aménager la friche.

Pôle d'économie du patrimoine. Vierzon est d'ailleurs la dernière ville à bénéficier de l'appellation « pôle d'économie du patrimoine » qui regroupe les cités engagées dans une action de reconversion et de mise en valeur du patrimoine à des fins touristiques, économiques ou culturelles. A ce titre, Vierzon va bénéficier d'une subvention de 200 000 francs de la Datar afin de prolonger les études.

Le plan d'aménagement propose un centre de congrès de 300 places, un restaurant gastronomique créé dans la « maison de Célestin Gérard » ou le musée du fil de soie. Les grands bâtiments industriels (20 000 m2) auront une vocation patrimoniale avec un musée du machinisme agricole et peut-être de l'automobile et de la moto, des ateliers de formation aux métiers mécaniques, des activités de formation et des locaux pour les artisans. Une trentaine de logements, des bureaux, espaces verts et une « cité du son » pourraient être créés sur le site où nombre de bâtiments devront être démolis. « C'est un projet évolutif reconnaît Patrice Carudel, l'architecte retenu, car il y a des contraintes économiques, le marché du logement ou du tertiaire est peu porteur à Vierzon, il ne faut pas aller trop vite pour se donner le temps de trouver des partenaires ». Max Albizzati se fixe l'échéance de 2004 ou 2006 avec le soutien financier de l'Europe, de l'Etat et de la région ainsi qu'une inscription au prochain contrat de Plan. Le projet est chiffré à 80 millions de francs (dont 50 millions pour les halls à vocation muséographique) et seulement 20 % à la charge de la ville.

« Nous pouvons démarrer rapidement, explique Max Albizzati, les premiers chantiers doivent être lancés cette année, les projets sont nombreux : nous visons 100 000 visiteurs à l'année. » Perspectives ambitieuses pour cette ville oubliée des guides touristiques et des investisseurs mais qui veut renaître grâce à son passé industriel.

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Max Albizzati, premier adjoint au maire chargé de l'urbanisme : «Les premiers chantiers doivent être lancés cette année.»

Réaménagés, ces anciens bâtiments industriels accueilleront, à terme, les musées.

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