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Vient de paraître : «L’odeur de chlore»
L'odeur de chlore - © La Contre-allée

Vient de paraître : «L’odeur de chlore»

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 08/08/2019  |  LivreLe CorbusierCulture

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Le premier texte d’Irma Pelatan fait entendre une critique mi-ironique, mi-aquatique de Corbu, de sa maniaquerie et de ses disciples…

 

Disons-le tout de go. Ce petit texte d’à peine une centaine de pages, écrit très gros très lâche, n’aurait rien à faire ici si l’héroïne en filigrane du récit n’était autre que… la piscine de Firminy, baptisée depuis «Piscine André-Wogenscky», signée de Le Corbusier.

C’est en 1945 que Corbu invente son célèbre Modulor, à partir d’une silhouette humaine standardisée, un système servant à concevoir dans leurs moindres détails les unités d’habitation dont il parsèmera le territoire (Marseille, Rezé, Firminy, etc.). Corbu décède à Roquebrune-Cap-Martin en 1965. Mais c’est à Firminy, précisément, près de Saint-Etienne, que la piscine qu’il avait projeté d’y établir sera finalement conçue et construite, entre 1969 et 1971, par un de ses épigones, André Wogenscky (1916-2004), sur les proportions du Modulor, celles de «l’homme parfait»...

Cette piscine forme le décor de L’odeur de chlore. Ce récit est celui d’une nageuse dont le corps grandit et évolue, dans cet établissement qu’elle fréquente assidûment pendant quatorze ans, auquel elle s’affronte et se confronte. Une critique en demi-teinte de Corbu et de sa rationalité obsessionnelle et maniaque qui laisse bien peu de place à ce qui n’est pas dans la norme, corps ou bâtiment...

«Cette piscine est déjà un discours sur le corps. Mais durant tout le temps étalé où j’ai fréquenté cette piscine, durant ces quatorze ans où mon corps a tant changé, il n’a jamais semblé adapté au projet de l’Architecte. Quoi que j’y fasse, je n’étais pas un homme de 1 mètre 83. La piscine n’avait pas été conçue pour une petite fille. Tout tournait autour du corps, mais pas du mien. Sans cesse, quelque chose clochait, la sensation d’harmonie visée par Le Modulor ne concernait jamais mon corps. Tout tournait autour d’un corps-objet qui se superposait au mien, une idéologie du corps qui ne servait qu’à m’extraire de moi-même.»

L’odeur de chlore, par Irma Pelatan, 13,5 x 19 cm, 104p. 13 euros. Editions la Contre-allée.

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