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Versailles revisite le mythe du labyrinthe
Le jardin des étangs Gobert à Versailles - © © Ville de Versailles

Versailles revisite le mythe du labyrinthe

Claudine Farrugia-Tayar (La Gazette des communes) |  le 12/09/2013  |  Michel Desvigne YvelinesEtatArchitecture

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A l’occasion de la célébration de l’année André Le Nôtre, François de Mazières, député-maire de Versailles a inauguré le 11 septembre une exposition dédiée au labyrinthe disparu, et dévoilé un nouvel espace public, le jardin des Etangs Gobert.

L’exposition « Le labyrinthe de Versailles : du mythe au jeu » présentera jusqu’au 14 décembre prochain, des pièces évoquant le labyrinthe disparu, dessiné et planté par André Le Nôtre en 1665. Organisée par la ville de Versailles, en partenariat avec le château de Versailles, elle a été mise en scène à l’Hôtel des Affaires étrangères.

« Cette exposition est le symbole de la collaboration entre le château et la ville de Versailles. En rassemblant nos forces, nous pouvons être plus dynamiques », a précisé François de Mazières. Surfant sur la notoriété internationale du château de Versailles, le député-maire, qui a présidé la Cité de l’architecture et du patrimoine jusqu’en 2012, entend faire de sa ville un laboratoire.

« L’héritage laissé par André Le Nôtre nous renvoie à la notion de porosité urbaine. Il faut que les villes possèdent une certaine transparence, grâce à la création de passages urbains, de jardins. Nous voulons faire de la ville de Versailles un démonstrateur de la ville-jardin, car nous avons aussi la chance d’abriter l’Ecole Nationale du Paysage. »

Rejetant l’urbanisme sur dalles, l’élu a eu à cœur de créer de nouveaux jardins : dernièrement, la réhabilitation de l’hôpital Richaud (l’opération « Le Carré des siècles », architectes Jean-Michel Wilmotte, Frédéric Didier, Christophe Batard architectes en chef des Monuments Historiques, promoteur Ogic) a permis la création d’un vaste jardin public redessiné par François Neveu, paysagiste de l’Ecole nationale de Versailles.

Journées européennes du patrimoine

En inaugurant, le 11 septembre, parallèlement à l’exposition, le Jardin des étangs Gobert, l’élu illustre les propos de Catherine Pégard, présidente de l’Etablissement public du château de Versailles : « Le génie du passé peut inspirer la création d’aujourd’hui. »

Pour raconter l’histoire du fameux labyrinthe, d’une surface de 2,7 hectares, et agrémenté d’un réseau de 38 fontaines, Sophie Danis, directrice des bibliothèques de Versailles a exhumé dessins, manuscrits, gravures, et huiles sur toile représentant des épisodes tirés des fables d’Esope. Des statues de plomb évoquent les animaux qui étaient disposés dans l’ancien dédale, tandis que la symbolique du labyrinthe (Antiquité, dédales du pavement de cathédrales médiévales, labyrinthes végétaux de la Renaissance…) est expliquée de manière pédagogique au visiteur placé « en immersion ».

Quant au jardin des étangs Gobert, il accueillera les 14 et 15 septembre les visiteurs des Journées européennes du patrimoine. Sous le règne de Louis XIV, deux bassins de stockage des eaux y ont été construits par l’intendant Thomas Gobert, pour alimenter les fontaines de la partie basse du parc du Château.

Le site, aujourd’hui réhabilité sous la houlette de l’architecte-paysagiste Michel Desvigne, et de l’architecte Inessa Hansch comporte une promenade haute, un cheminement en stabilisé, bordé d’un espace planté (graminées, vivaces) prolongé par une passerelle en acier galvanisé. Un étang carré de 6500 m2, où la végétation a poussé, est bordé par des bouleaux et des saules. Il accueille un banc très contemporain, en béton désactivé stabilisé.

Requalification urbaine et intermodalité

Ce jardin se situe dans la continuité de l’Avenue de Sceaux, l’une des trois branches du Trident urbain de Le Nôtre, qui a été prolongée dans le cadre du projet. Il s’inscrit dans le cadre du réaménagement du pôle multimodal de la gare des Chantiers. Alors que Louis XVI avait choisi de supprimer le labyrinthe devenu trop coûteux, la ville de Versailles tire parti des anciens réservoirs des fontaines, laissés à l’abandon, pour recoudre son tissu urbain…

Cet article est extrait de LaGazette.fr

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