En direct

« Vers une légère baisse des ventes de logements »

le 05/10/2001  |  LogementEntreprisesImmobilierSécurité et protection de la santéBouches-du-Rhône

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Logement
Entreprises
Immobilier
Sécurité et protection de la santé
Bouches-du-Rhône
International
Equipement
Professionnels
Valider

L'EXPERT Christian Rolloy, président de Promogim

Qu'avez-vous constaté les deux week-ends qui ont suivi les attentats américains ?

CHRISTIAN ROLLOY : Nous avons eu autant de contacts que l'an dernier à la même époque, y compris le week-end qui a immédiatement suivi les attentats. Nous avons eu autant de réservations brutes. Toutefois, la semaine dernière, nous avons enregistré 30% de désistements en plus.

A quoi peut-on les attribuer ?

A l'inquiétude. Tout achat important nécessite une certaine tranquillité d'esprit. Les gens sont matraqués de façon permanente. Au bout d'un moment, ils ne résistent pas. A Marseille, dans une opération de standing moyen, sur un marché qui tourne bien, je viens d'avoir trois désistements. C'est pourtant un marché où il y a beaucoup de paiements au comptant.

Que disent les clients ?

Qu'ils n'ont plus d'argent, qu'ils ont perdu en Bourse et que, vu le risque de guerre, ils veulent garder ce qui leur reste.

Etes-vous inquiet?

Ni inquiet ni préoccupé, car la nature de notre métier est d'être cyclique et, après avoir atteint un plateau, nous allons vers une baisse des ventes en 2002. Pas forcément forte : entre 5 et 10 %. De toute façon, même s'il n'y avait pas eu New York, nous aurions connu cette diminution. Car il y a eu une bulle spéculative sur les télécommunications et l'Internet. Il fallait que cela se dégonfle.

En outre, nous avons énormément de mal à sortir les opérations. En ce qui me concerne, je ferai le même chiffre d'affaires, avec environ 4 ou 5 % de ventes en moins.

Allez-vous lancer moins d'opérations ?

Volontairement non. Les lancements ralentissent tout seul : sur les 54 opérations que je prévoyais en début d'année, 19 sont retardées pour des raisons administratives (dont deux préemptées). Tout se combine : la loi SRU retarde beaucoup d'opérations ; les nouveaux conseils municipaux sont attentistes avant les élections ; les 20 % de logements sociaux entraînent des préemptions ; sans oublier la loi sur l'archéologie, dont les décrets ne sont toujours pas sortis.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil