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Vers des machines sans conducteur ?
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Vers des machines sans conducteur ?

le 25/03/2016  |  ConjonctureMatériel de chantier

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Tendance. L’automatisation avance à grands pas dans les engins de chantier, qui deviennent de plus en plus simples à piloter. Jusqu’à pouvoir se passer de conducteur ?

« À l’avenir, il y aura deux personnes pour quatre machines. L’une d’elles sera un conducteur hors pair, un véritable artiste, qui s’occupera des travaux nécessitant du doigté. L’autre sera tout aussi qualifié : il programmera et guidera trois machines robotisées. » Matthieu Derrey, entrepreneur de travaux publics en Normandie, voit ainsi évoluer son métier. À l’heure où les tondeuses à gazon et les aspirateurs domestiques travaillent tout seuls, il n’est pas absurde d’imaginer un bouteur ou un compacteur avancer sans personne en cabine. Aussi, le 2 février dernier, quand Kjeld Jespersen, responsable des solutions techniques chez Caterpillar, monte sur la scène d’un amphithéâtre pour donner une conférence intitulée « Sur la route vers l’autonomie », les 150 journalistes présents dans la salle se pourlèchent les babines. Déception ! Les seules machines entièrement robotisées que Caterpillar commercialise sont des tombereaux miniers. Rien encore pour la construction. « Il n’y a pas vraiment d’obstacle technologique, mais il est encore trop tôt », s’excuse-t-il presque à l’issue de son intervention. Caterpillar et Komatsu  les deux marques les plus à la pointe dans ce domaine  avancent par petites touches, en automatisant des séquences de mouvements, ce qui simplifie la conduite. Poussée à l’extrême, cette automatisation ne laissera bientôt au chauffeur que le soin d’avancer et de freiner. Va-t-on pour autant le supprimer ? Les travaux publics restent l’un des derniers secteurs de l’économie à pourvoir en emplois peu qualifiés. C’est même une de leurs missions, souvent imposées par les pouvoirs publics dans leurs appels d’offres, et une de leur fierté, à en croire les discours de leur fédération nationale. Cette dimension sociétale est actuellement un frein à l’automatisation complète des machines. Pour combien de temps encore ?

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PHOTO - 892269.BR.jpg - © Gilles rambaud
Une plaque vibrante robotisée

Ammann présente l’un des tout premiers engins mobiles robotisés. Encore à l’état de prototype, cette plaque vibrante est suivie par GPS. L’opérateur, au préalable, lui fait faire le tour de la zone à compacter en y enregistrant des points de repère. Par la suite, la plaque circulera toute seule à l’intérieur du périmètre ainsi défini. La sécurité est assurée par descapteurs de présence. La robotisation des plaques vibrantes a comme avantage de résoudre totalement les problèmes de santé que ces machines provoquent en transmettant leurs vibrations aux mains et aux bras du compagnon. Stand : FS 909

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PHOTO - 892268.BR.jpg - © Amann

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