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Veolia propose une fusion amicale avec Vinci, qui refuse

Defawe Philippe |  le 15/06/2006  |  France EnvironnementCollectivités localesSantéTechnique

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Le conseil d'administration de Veolia Environnement, qui s'est réuni mercredi soir, a chargé son PDG Henri Proglio "d'étudier l'éventualité d'un rapprochement amical" avec Vinci. Le groupe de BTP a aussitôt rejeté cette idée de fusion, en qualifiant la démarche d'"hostile".

Ce mariage créerait "le leader mondial de l'environnement urbain et de l'aménagement du territoire", a estimé une source proche du dossier, pour qui le rapprochement se ferait sous forme d'une offre publique d'échange.
Mais Vinci considère "qu'un projet de rapprochement entre les deux groupes n'aurait aucun intérêt stratégique, ne serait pas porteur de synergies et ne serait pas créateur de valeur pour ses actionnaires". "Vinci estime que cette démarche, non sollicitée, présente un caractère hostile", a poursuivi le groupe dans un communiqué.

Les deux groupes pèseraient ensemble quelque 47 milliards d'euros de chiffre d'affaires et une capitalisation boursière de 34 mds EUR.
Selon une source proche du dossier, leur mariage produirait de "très belles synergies" avec des "multiples à deux chiffres". Cette complémentarité devrait permettre à la nouvelle entité de proposer, dans un "marché en croissance" une panoplie complète de services en matière de projets d'infrastructures sur les grandes concessions, a-t-elle jugé.
Veolia, présent dans les domaines de l'eau, de la propreté, de l'énergie et des transports, réunit 271.150 collaborateurs à travers 78 pays.
Vinci, qui emploie 142.000 personnes dans le monde, est à la fois constructeur de bâtiments, de grands ouvrages et d'infrastructures de transport et un gestionnaire de parkings, d'aéroports et d'autoroutes. Il est aussi présent dans le secteur des infrastructures d'énergie.

Cette annonce intervient alors que Vinci peine à sortir d'une crise qui a conduit au départ de son ancien président Antoine Zacharias. Le 1er juin, celui-ci a été désavoué pour des questions de rémunération par le conseil d'administration, qui a confirmé Xavier Huillard au poste de directeur général.
La polémique a rebondi mercredi, M. Zacharias contestant avoir démissionné, dans une lettre envoyée aux administrateurs de Vinci. De son côté, M. Huillard a annoncé mercredi "avoir donné mandat à son avocat d'engager immédiatement une action judiciaire en diffamation" contre M. Zacharias.
Quant à Veolia, le groupe a également connu un passage difficile voici quelques mois, après avoir échoué à mener un raid avec l'italien Enel sur son concurrent Suez pour se renforcer dans l'environnement.
Lors des résultats annuels en mars, le PDG Henri Proglio avait affirmé ne pas être "dans une impasse de stratégie" et chercher d'autres opportunités dans le secteur de l'environnement et de l'énergie.

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