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Vente logements sociaux : la hache de guerre va être enterrée
La ville de Vandoeuvre-lès-Nancy, où Nicolas Sarkozy prononcera ce mardi un discours sur le thème du logement, est engagée depuis 10 ans dans un programme de vente de 400 HLM considéré comme exemplaire. - ©

Vente logements sociaux : la hache de guerre va être enterrée

Defawe Philippe |  le 10/12/2007  |  ImmobilierLogementsCollectivités locales

A la veille de la visite de Nicolas Sarkozy à Vandoeuvre-lès-Nancy, où il doit s'exprimer sur le logement, la ministre en charge de ce dossier, Christine Boutin et l'Union sociale pour l'habitat (USH) ont manifesté leur volonté d'enterrer la hache de guerre lundi à propos de la vente de HLM.

Cette question avait été "une pierre d'achoppement" entre Christine Boutin et la fédération des offices d'HLM, lors du congrès de Lyon en septembre, a reconnu la ministre en présentant le cadre de l'accord conclu avec Pierre Quercy, délégué général de l'USH.
Mais, a-t-elle ajouté, "à l'époque, j'ai préféré sacrifier le "plus politique" que j'aurais pu tirer de cette opération et préserver l'unité des HLM". Contrairement aux Offices, les Entreprises sociales pour l'habitat (ESH) – la seconde grande famille des HLM - étaient en effet prêtes à conclure avec le gouvernement. En septembre, il s'était murmuré que ce blocage avait compromis la venue du président Sarkozy à Lyon, où la ministre s'était décentralisée.

Ventes et mises en vente
Les termes de l'accord – qui sera officiellement signé le 18 décembre avec Michel Delebarre, le président de l'USH – stipulent que "le mouvement HLM prend en compte l'objectif de 40.000 ventes effectives par an fixé par les pouvoirs publics, qui pourrait être atteint en 2009 ou, plus probablement, en 2010". Mais ils précisent que "le mouvement HLM ne peut s'engager que sur le nombre des logements sociaux mis en vente". Tout est là: entre les logements mis en vente et ceux qui sont effectivement vendus (6000 aujourd'hui), le rapport est actuellement de 8 pour 1. "C'est un objectif", reconnaissent donc les deux parties.
Un garde-fou est mis : le stock de logements mis en vente ne peut pas dépasser le nombre de nouveaux logements sociaux financés dans l'année. "C'est l'assurance que le parc continuera à croître", précise l'accord. Par ailleurs, les organismes auront l'initiative (actuellement, une centaine font de la vente), les ventes seront interdites dans les communes gravement déficitaires de logements sociaux, et il faudra financier deux nouveaux logements sociaux pour 1 vendu dans les autres communes SRU.

Reste que l'accord tombe à pic : mardi, le président Sarkozy doit se déplace en Meurthe-et-Moselle, à l’Hôtel de Ville de Vandoeuvre-lès-Nancy, où il doit prononcer un discours sur le thème du logement. Cette ville est engagée depuis 10 ans dans un programme de vente de 400 HLM considéré comme exemplaire. Alors que les grands froids approchent, la grande question est de savoir si, à la veille des Municipales, il incitera les maires à construire les 500.000 logements indispensables pour résorber le déficit de logements dont souffre le pays... et en premier lieu, les plus démunis.

Françoise Vaysse

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