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Vent d’ouest donne du souffle au Salon du végétal
Le collectif Vent D'ouest s'est constitué à l'occasion du festival Cinéma d'Afrique, en mai 2015 à Angers - © © Vent d'ouest

Vent d’ouest donne du souffle au Salon du végétal

Laurent miguet |  le 24/04/2017  |  Loire-Atlantique

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Avec un jardin provisoire de 300 m2 commandé par le Salon du végétal qui se tiendra du 20 au 22 juin à Nantes, le collectif Vent d’Ouest offrira une nouvelle démonstration de créativité, au carrefour du militantisme associatif et de la pédagogie.

Un jour de réception, quatre jours de chantier, trois jours d’animation, un jour de démontage : à deux mois du Salon du végétal de Nantes, Paul Moreau, président du collectif Vent d’Ouest, connaît le détail de chaque phase du scénario que suivra sa troupe d’une cinquantaine d’élèves encadrés par les huit membres de l’association.

Jeu d’enfant

Les 15 000 visiteurs, eux, ne connaîtront que la partie visible de cette réalisation intitulée « Jeu d’enfant », en écho au thème de la simplicité choisi cette année par le bureau horticole régional des Pays-de-Loire, organisateur du salon. Dans un jardin de 300 m2, six sous-espaces représentent les clés de la relation entre les végétaux et les hommes : l’arrosage, la nourriture, la lumière, la taille, le repos et la reproduction. Des quizz démêlent le vrai du faux et déboulonnent des idées reçues. « Rien n’est facile, il faut s’y mettre. L’approche ludique peut débloquer les freins », estime Paul Moreau.

Du 20 au 22 juin à Nantes, la nouvelle création de Vent d'Ouest déclinera le thème du Salon du végétal 2017: le jardinage à la portée de tous.
Du 20 au 22 juin à Nantes, la nouvelle création de Vent d'Ouest déclinera le thème du Salon du végétal 2017: le jardinage à la portée de tous. - © © Vent d'ouest

Parfois concurrents, parfois solidaires dans des groupements pluridisciplinaires, mais toujours amis, les huit fondateurs de l’association ont forgé leur vocation d’abord en donnant des coups main individuels à leurs proches ou aux écoles de leurs enfants, dans l’agglomération d’Angers, pour l’aménagement de leurs jardins. Tous prolongent leur engagement professionnel dans l’enseignement : « Nous marions les cultures de quatre écoles - deux publiques et deux privées - qui couvrent toutes les qualifications entre le Bac pro et l’ingénieur », résume Paul Moreau.

Le déclic du cinéma africain

Le déclic s’est produit lors de l’édition 2015 du festival Cinéma d’Afrique d’Angers : du 26 au 31 mai, les 15 000 personnes qui se rendent chaque jour à la place du Ralliement, devant le théâtre municipal, découvrent la première réalisation du collectif encore informel. Encouragés par le succès de ce « jardin des diversités », les huit créent l’association sans but lucratif deux mois plus tard, tout en consolidant une complémentarité désormais bien rôdée, avec une ou deux personnes pour encadrer chaque fonction clé répartie entre les élèves des quatre écoles : la logistique, la maîtrise d’œuvre, l’écologie, le végétal, l’infographie, l’animation. « Avec un vrai client, ils se confrontent aux rôles du chef d’équipe ou du conducteur de travaux », souligne Paul Moreau.

Le jardin des diversités, première oeuvre du collectif Vent d'Ouest, en mai 2015 devant le théâtre municipal d'Angers.
Le jardin des diversités, première oeuvre du collectif Vent d'Ouest, en mai 2015 devant le théâtre municipal d'Angers. - © © Vent d'ouest

Des visiteurs exigeants

L’an dernier, pour sa dernière édition à Angers, le Salon du végétal invite le collectif à créer un aménagement indoor, démonstratif des potentiels du jardin urbain, thème de l’édition 2016. Le regard des 15 000 professionnels qui visitent le salon pousse le collectif dans ses retranchements : « Les visiteurs s’arrêtent sur le moindre défaut, comme l’absence de scellement des bordures que nous avions cru pouvoir nous autoriser, pour un aménagement provisoire. Pour cette seconde édition, nous espérons être plus irréprochables, en technicité comme dans l’observation des règles professionnelles », annonce le président de Vent d’Ouest. Passé l’obstacle technique, reste à maîtriser l’art de mettre en valeur les produits des sponsors dont la générosité rend possible la prestation estimée à 30 000 euros, sans pour autant occulter le message de vulgarisation scientifique véhiculé par le projet.

Projet parisien

Après être passé d’Angers à Nantes, la diffusion du savoir-faire de Vent d’Ouest poursuit sa progression vers l’intérieur des terres : des négociations avancées concernent une grosse commande événementielle parisienne pour le premier semestre 2018. Mais le succès ne pousse pas le collectif dans le culte effréné de la croissance : pour préserver l’équilibre entre l’engagement professionnel et militant, ses fondateurs entendent maintenir le cap à raison de deux ou trois commandes par an.

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