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Valenciennois Le tramway tisse sa toile vers Denain

J. T. |  le 30/08/2007  |  transportCollectivités localesArchitecture

Daniel Percheron, président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, et Francis Decourrière, président du Siturv (Syndicat intercommunal pour les transports de la région de Valenciennes), devraient inaugurer ce vendredi 31 août la 2e ligne du tramway de Valenciennes vers Denain, au sud-ouest de la métropole. En l’absence probable de Jean-Louis Borloo, président de Valenciennes Métropole, retenu par ses obligations ministérielles.

Treize mois après la mise en service de la 1re ligne de 11 km, cette étape illustre la poursuite d’un immense chantier qui transforme une grande partie du Valenciennois (voir aussi « Le Moniteur » du 15 juin 2007, p. 56). Longue de 8,8 km, cette liaison entre les deux plus importantes communes de l’arrondissement utilise un ancien axe ferroviaire, l’ancienne voie des Houillères, et permettra de rejoindre le TER à chaque extrémité grâce aux plates-formes intermodales. Inscrite dans le plan de déplacements urbains du Valenciennois et dans le schéma directeur de l’arrondissement de Valenciennes, la ligne est résolument périurbaine. Le coût total du chantier est de 69 millions d’euros dont 55 millions pour les travaux. Comme pour la 1re phase, ce chantier a été financé par différents partenaires, Etat, fonds européens, région Nord-Pas-de-Calais, banques. L’autofinancement s’élevant à 1,5 million d’euros.

Le tracé choisi pour la phase 2 débute dans le quartier Dutemple à Valenciennes. Il passe par les communes de La Sentinelle, Hérin, Oisy et Denain. A hauteur de la rue Allende à Denain, le tracé quitte la voie ferrée pour longer la nouvelle entrée ouest. Il rejoint la principale artère commerçante de Denain, la rue Villars. La ligne est ponctuée de sept stations, dont cinq à Denain et deux pôles d’échanges. A celui de la Bellevue se rencontrent la ligne SNCF Valenciennes-Cambrai, la RD40 qui relie Saint-Amand-les-Eaux à Denain, et le contournement routier nord de Denain. L’exploitation de la ligne nécessitera quatre rames supplémentaires du modèle Citadis d’Alstom, portant le parc du Siturv à 21 rames.

Ce nouveau tramway n’est pas un simple moyen de transport. Il contribue à la requalification et au désenclavement de ce pôle, qui a souffert de la crise industrielle des années 1970-1980. Le pôle d’échanges multimodal baptisé Espace Villars, terminus de cette 2e ligne au centre de Denain, symbolise cette requalification. Le bâtiment se distingue par son design effilé et son toit de verre. Il a été conçu par le GIE Graph Architectes, maître d’œuvre pour le compte du groupement de concepteurs GWAP, composé de Graph Architectes, Wilmotte et associés, Artefact et Paysages. Achevé à l’automne 2006, l’équipement de 8 100 m2 (3,9 millions) accueillera une galerie commerciale à ciel ouvert.

Grand coup d’accélérateur. Le maire de Denain, Patrick Leroy, affirme que « l’arrivée du tramway annonce l’ère du renouveau, donnant à tous nos projets un grand coup d’accélérateur ». L’ancienne ville « feumière », à l’histoire liée à celle du charbon et de l’acier, accompagne l’arrivée du tramway d’un ambitieux programme de requalification urbaine d’ici à 2021. Les études de rénovation menées depuis 2001 sur l’entrée ouest de la ville, le Nouveau-Monde, la Bellevue et le faubourg Duchâteau, ont donné la priorité à la rue de Villars, principale artère du centre, avec des travaux en 2008 rue du Maréchal-Leclerc, son prolongement. En 2008 débutera l’aménagement de l’entrée ouest, avec rénovation du bâti, construction de logements et de locaux commerciaux sur une friche. Dans le quartier de la Bellevue seront construits une maison de quartier et un commerce de proximité.

Le succès de la ligne 1 incite le Siturv à mettre en œuvre les projets d’extension du réseau. La réalisation de la ligne 3 (12 km) dans le corridor minier entre Valenciennes, Condé-sur-l’Escaut et Vieux-Condé est accélérée. La consultation des communes a eu lieu début 2007. Sauf quelques variantes à l’étude à Fresnes-sur-Escaut et Condé, le tracé reprend celui de l’ancien tramway, le long de la RD935. Seule difficulté : la reconstruction d’un pont, à la Bleuse Borne à Anzin. Coût de la ligne : 70 millions. Mise en service prévue en 2010.

Enfin Francis Decourrière, président du Siturv, et Jean-Louis Borloo, en tant que président de Valenciennes Métropole, ont annoncé la réalisation d’une 4e ligne, reliant la capitale du Hainaut français à la Belgique, permettant une liaison ferroviaire vers Mons et Bruxelles. Desservant depuis Valenciennes les villes de Saint-Saulve, Onnaing, Quiévrechain, Crespin, et enfin Quiévrain en Belgique, la future ligne (70 millions d’euros), pourrait entrer en service en 2011.

PHOTO - Nord Plan tram.eps
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PHOTO - NORtram-14.eps
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