Immobilier

Usufruit locatif social : Perl boucle ses deux premiers cycles avec succès

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Logement social

Pari réussi pour Perl, la filiale de Nexity spécialisée dans l’usufruit locatif social (ULS), qui annonce avoir réalisé avec succès le remembrement de propriété de deux premiers immeubles dans les Hauts-de-Seine. Une bonne nouvelle qui repose en partie sur une plateforme nommée « My Perl », a expliqué Alain Laurier, PDG de Perl, lors de la 1ère édition du forum du logement social sur la thématique du « modèle économique des HLM » organisé par Le Moniteur le 12 décembre.

Ils étaient attendus au tournant, mais les dirigeants de Perl, la filiale de Nexity spécialisée dans l’usufruit locatif social (ULS), ont réussi leur pari. Ils ont « rebouclé » deux opérations (37 logements au total) à Issy-les-Moulineaux et à Boulogne (dans les Hauts-de-Seine).

L’ULS repose sur le démembrement de propriété. D’un côté, la nue-propriété est cédée à un investisseur privé et de l’autre, l’usufruit du logement est vendu à un bailleur social (ici LogiRep). Le tout, pendant 15 à 20 ans. A la fin de la durée d’engagement, la propriété de l’immeuble est réunie. Début 2017, deux premiers immeubles ont été « rebouclés ». Le sujet est tellement sensible que la société n’a communiqué qu’à la mi-décembre. Il faut dire que les questions étaient nombreuses : Quel impact pour le bailleur social ? Comment reloger les occupants ? etc.

 

Plateforme « My Perl »

 

Pour mener à bien ces débouclages, Perl a carrément lancé « une plateforme nommée My Perl qui regroupe plus de 8000 investisseurs », a dévoilé Alain Laurier, président directeur-général de la société, lors de la première édition du Forum du logement social organisé mardi 12 décembre par Le Moniteur. Cet outil permet de garder le lien avec le nu-propriétaire (l’investisseur donc) mais aussi avec l’usufruitier. « Notre rôle consiste à alerter le bailleur social pour qu’il puisse anticiper. Au bout de 17 ans (durée de la convention des deux programmes débouclés dans les Hauts-de-Seine, NDLR), il y a des risques que les équipes de l’organisme HLM aient changé. »

Au 10ème anniversaire de l’immeuble, « nous veillons également à ce que la garantie décennale ait été enclenchée si besoin, a ajouté Alain Laurier. Par ailleurs, un prestataire réalise des visites du patrimoine tous les deux ans pour informer le nu-propriétaire sur l’état de son bien ».

 

Reloger au cas par cas

 

En matière de relogement, Perl fait dans la dentelle. A Boulogne-Billancourt, des locataires souhaitaient rester dans le quartier alors que leur propriétaire voulait vendre le logement. Mais à l’étage du dessous, la situation inverse s’est présentée : le locataire quittait le bien alors que le propriétaire souhaitait continuer à le louer. « Résultat, nous avons croisé les fichiers », conclut Alain Laurier. D’autres propriétaires ont continué à de louer leur logement « à des loyers intermédiaires », se félicite le P-DG.

 

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