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Universités d'été du bâtiment durable : mettre l'usager au coeur du dispositif
Signature de la convention de partenariat entre Cleantech Open et le cluster Eskal Eureka à l'occasion de l'université d'été du bâtiment durable. - © © Julie Nicolas/Le Moniteur

Universités d'été du bâtiment durable : mettre l'usager au coeur du dispositif

Julie Nicolas, à Biarritz |  le 20/09/2013  |  EnvironnementFrance entièreEuropeSantéTechnique

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A l'initiative du cluster Eskal Eureka et du Plan bâtiment durable, l'université d'été 2013 s'est tenue du 18 au 20 septembre à Biarritz. Le dernier jour, l'accent était mis sur l'industrialisation et la maquette numérique.

Les universités d'été 2013 du bâtiment durable qui se sont tenues du 18 au 20 septembre à Biarritz viennent de s'achever. Les trois journées organisées par le cluster Eskal Eureka et ponctuées de visites de sites à San Sebastian en Espagne, se sont conclues par deux tables rondes.

La première portait sur l'industrialisation dans le bâtiment, un secteur qui "par définition, n'est pas compatible avec la répétitivité industrielle puisque chaque construction est unique" a énoncé en préambule Christophe Gobin, directeur de la R&D chez Vinci Construction.

Alors que l'industrie accepte de mettre beaucoup de valeur ajoutée dès le début d'un projet, le bâtiment fonctionne, à l'inverse, avec des programmes pas toujours "bien ficelés" qui amènent l'architecte à les refaire, tandis que tout l'art des entreprises consiste ensuite à trouver des variantes. "Ce fonctionnement induit des coûts qui sont rarement évalués ou mesurés et qui peuvent représenter une dissipation de 30 % des ressources d'un projet" a ainsi estimé Christophe Gobin.

L'usager au coeur de la démarche

Pourtant, il est possible de faire évoluer les habitudes constructives, en particulier avec l'industrialisation, mais cela nécessite de changer de paradigme et de mettre l'usager, et plus uniquement le maître d'ouvrage, au coeur de la démarche.

C'est d'ailleurs ce que propose déjà Saint-Gobain qui a regroupé ses 24 marques dédiées à l'habitat en France sous la houlette de Maurice Manceau, afin de développer, non plus des produits, mais bien des systèmes, des espaces et du confort. "Depuis quelques années, le Domolab à Aubervilliers est conçu pour ressentir les ambiances, avec par exemple une forêt sonore ou un igloo de lumière au travers desquels les maîtres d'oeuvres peuvent éprouver des sensations... c'est beaucoup plus complexe que les 50 kWh/m2.an de la réglementation thermique", a expliqué Maurice Manceau.

L'industriel utilise aussi ce laboratoire d'un genre nouveau pour favoriser les rencontres entre ses chercheurs et les clients. Il s'agit bien sûr d'orienter les recherches vers les besoins des usagers, et notamment sur la modularité nécessaire pour tenir compte du vieillissement de la population. "Un couple âgé qui choisit de rester à son domicile pendant 10 ans représente une économie de 300.000 euros pour l'Etat, d'où l'intérêt de choisir des équipements évolutifs pour leur logement", a souligné Maurice Manceau.

Les nouvelles fonctionnalités du BIM

La logique de remettre l'usager au coeur du bâtiment est aussi partagée par l'association HQE qui a lancé en 2009 la charte HQE Performance. Pour Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l'association HQE, "il s'agit de mesurer la performance des bâtiments à travers un certain nombre de critères, afin de transformer les utilisateurs en véritables acteurs de leur logement".

Enfin, l'un des principaux moyens pour améliorer à la fois la qualité et l'efficacité dans le secteur du bâtiment pourrait bien être la maquette numérique. Pour Pierre Mit, président de l'Union nationale des économistes de la construction (Untec), le Building information model (BIM) facilite et améliore le travail des économistes, car il facilite l'acquisition de connaissances sur chaque projet, en mettant à leur disposition à la fois les quantités de produits et leurs caractéristiques. Avec la maquette numérique, la géométrie est remplacée par des objets auxquels sont rattachées des caractéristiques techniques.

L'association Mediaconstruct, filiale française de Building smart international, travaille d'ailleurs avec l'AIMCC sur la mise en place d'une bibliothèque de produits avec leurs références. Cette "product room" facilitera l'insertion de produits et de systèmes constructifs dans les projets réalisés en BIM. Dans les futurs développements, elle facilitera même la réalisation de devis pour les entreprises du secteur. En facilitant la conception, la maquette numérique est clairement un outil qui fait gagner en qualité dans le bâtiment.

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