Immobilier

Une vingtaine d’organismes HLM touchés par des produits financiers complexes

Une vingtaine d’organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes qui ont fait augmenter les intérêts de leurs dettes, ont reconnu les dirigeants de la fédération des Offices d’HLM, jeudi 23 octobre lors d’une conférence de presse.
« Je crois que cet impact est limité pour les HLM parce que nous avons appelé les gens à la prudence », a déclaré Jean-Pierre Caroff, président des Offices publics de l’habitat (OPH, ex-Offices publics HLM). « Quand vous parliez du Livret A on disait que vous étiez ringards », a ironisé Maurice Carraz, directeur général des OPH. La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d’euros d’encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements. Pour les organismes concernés – une dizaine d’offices publics et une dizaine d’entreprises Sociales pour l’habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d’HLM) – ces produits financiers, devenus « toxiques » car basés sur des taux variables ou des indices « exotiques », représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n’est pas connu.
La renégociation avec les banques, notamment Dexia et les Caisses d’Epargne, qui avaient proposé ces produits financiers complexes, ont débuté. « On peut renégocier la dette en cours », a souligné M. Caroff. Le président de l’USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d’un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, dont le nom n’a pas été révélé, pour « mauvais conseil ».

AFP

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