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Une usine mobile pour traiter les sols pollués

le 26/11/1999  |  EnvironnementCollectivités localesFrance entièreSeine-MaritimeSanté

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Cette initiative a réclamé un investissement de 50 millions de francs. Le coût de traitement sera quatre à cinq fois moins élevé que l'incinération.

Filiale commune au belgo-hollandais Ecotechniek (groupe Suez-Lyonnaise des eaux) et au français Tredi (groupe Entreprise minière et chimique), Tredeco dispose, depuis plusieurs mois, d'un équipement industriel itinérant de traitement des sols par désorption. Adapté au gabarit routier, l'ensemble peut être transporté par vingt-sept semi-remorques. A chaque étape, six jours suffiront pour mettre l'usine en service.

L'investissement de 50 millions de francs pour une capacité annuelle de 50 000 t comprend deux postes : l'acquisition de la machine METTS (Mobile Ecotechniek Thermal Treatment System), construite par l'actionnaire hollandais, mobilise 35 millions de francs, contre une quinzaine de millions pour l'aménagement et l'étanchement du site d'implantation, non encore déterminé.

Face à ses deux concurrents français également positionnés sur le créneau de la dépollution de sols par désorption thermique - Colas (Bouygues) et GRS-Valtech (Vivendi) -, Tredeco revendique deux atouts : en amont, la possibilité de traiter aussi bien les faibles quantités émises par des particuliers que des lots industriels de plusieurs dizaines de milliers de tonnes ; en aval, l'intégration d'un système de nettoyage des fumées offrant un spectre de polluants plus large (huiles, solvants, hydrocarbures aromatiques polycycliques, pesticides).

Réutilisation du sol

Un test effectué en 1998 a validé en France le procédé d'Ecotechniek : sous le contrôle de l'Apave, l'unité mobile a alors traité 50 000 t de terre sur une friche industrielle de Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Selon la nature des polluants, les quantités à traiter et la texture plus ou moins sablonneuse de la terre, Tredeco facturera sa prestation entre 500 et 800 francs par tonne, alors que, dans la filière incinération, les coûts commencent à partir de 2 500 F/t. La faible température des fours de désorption thermique - soit 500 °C - puis le douchage des terres à l'eau froide, en sortie de process permettront une restructuration rapide du matériau, puis une réutilisation en aval.

Dans les cas les plus défavorables, Tredeco garantira au minimum l'aptitude des terres à l'enfouissement en décharge. Mais l'industriel privilégiera la réutilisation des terres comme remblai ou comme support de végétalisation. La remise en état d'anciennes carrières offre un vaste débouché aux chantiers de cette unité mobile.

SCHEMA : Schéma de principe du procédé d'Ecotechniek

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