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Une tour de douze étages démolie par écrêtage

DOMINIQUE BARRET |  le 07/12/2001  |  ChantiersMaîtrise d'ouvrageUrbanismeIsèreMoselle

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Déposés sur le toit de la tour Ravanat à Grenoble (46 logements, 35 m de haut) par une grue, des micro-engins (mini-pelles et marteaux piqueurs) « grignotent » le béton du douzième jusqu'au neuvième étage inclus. Des consoles métalliques disposées autour du huitième étage forment un tablier de protection contre les projections de gravats. Les quelque 500 m3 de gravats seront entièrement évacués par la cage d'ascenseur préalablement vidée. Un mois et demi sera nécessaire pour démolir ces quatre niveaux.

Contraintes géologiques

Une pince munie d'un bras de 27 m prendra alors le relais pour achever la démolition pendant environ deux semaines de travail. Et un merlon de terre sera disposé autour de la base du bâtiment afin d'amortir d'éventuelles chutes de blocs de béton.

« Si nous n'avons pas choisi l'implosion, c'est que nous avons ici des contraintes géologiques, indique Christian Roy, chargé d'opération à l'Opale, maître d'ouvrage de l'opération. Le quartier Teisseire où se trouve cette tour est un ancien marécage. La nappe phréatique se situe à 3 ou 4 m de la surface. »

Face au risque que le choc de l'implosion se répercute sur le sous-sol et fragilise les immeubles avoisinants, le maître d'oeuvre (Betrec) a indiqué sa préférence pour la technique de l'écrêtage. En raison de la densité du tissu urbain, l'implosion aurait nécessité l'évacuation de la population ainsi qu'un dispositif de protection spécial et un coût d'opération légèrement supérieur. Une solution beaucoup trop lourde pour ce bailleur social « qui est un maître d'ouvrage très prudent, confie Marc Vandevelde, chef de secteur à Cardem Démolition (agence de Metz), et qui a préféré la technique de l'écrêtage parmi les variantes proposées. Cela dit, nous avions également à disposition une pince qui monte jusqu'à 40 m ! » Mais la solution douce de l'écrêtage, peu traumatisante pour les riverains, est particulièrement prisée. D'ailleurs, au cours du second semestre 2002, elle sera à nouveau appliquée à la destruction d'une autre tour, dans le même quartier de Grenoble, toujours dans le cadre d'un plan de renouvellement du parc immobilier de l'Opale.

MAITRE D'OUVRAGE : Opale, office d'HLM.

MAITRE D'OEUVRE : Betrec.

ENTREPRISE : Cardem démolition.

COUT : 760 000 euros.

FINANCEMENT : Etat, 50 % ; métro (communauté d'agglomération grenobloise), 17,5 % ; ville de Grenoble, 17,5 % ; Opale, 15 %.

CALENDRIER : Départ des derniers occupants en juin 2001, désamiantage du 17 septembre au 19 octobre, écrêtage puis démolition du 31 octobre au 22 décembre, évacuation des gravats et nettoyage du site durant trois semaines à partir du 7 janvier 2002.

PHOTO :

GRENOBLE Sur le toit de la tour Ravanat, des micro-engins «grignotent » le béton du douzième étage jusqu'au neuvième inclus.

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