Matériaux et équipements

Une toiture végétalisée dotée d’intelligence artificielle

Fruit de la rencontre entre un paysagiste, un étancheur, un docteur en mécanique des fluides et un ancien conseiller de Jean-Louis Borloo, la toiture végétalisée et domotisée épouse au mieux les besoins des plantes.

En partenariat avec les sociétés Agralis, qui fournit le matériel et le conseil nécessaires pour le pilotage de l’irrigation, et « La compagnie méditerranéenne des espaces verts », François Arsac a monté la société Tivao.
D’après son directeur général, il existait des programmateurs arrosant automatiquement à certaines heures, mais aucun système permettant d’offrir un arrosage épousant les stress hydriques des végétaux. C’est ce que sa toiture végétalisée propose.
Des sondes mesurent en temps réel l’humidité et la salinité du substrat. Ces informations sont interprétées en temps réel par un logiciel spécialement développé au sein de l’entreprise. Il peut ainsi déclencher de manière automatique les électrovannes libérant l’eau et le fertilisant, en fonction du besoin réel des plantes. L’ensemble du système est breveté et devrait bientôt être complété par une caméra permettant de suivre la croissance du sédum depuis son écran d’ordinateur.
Une fonctionnalité permet aussi de bloquer l’arrosage en cas de forts vents, détectés par un anémomètre, de manière à ne pas envoyer l’eau sur les bâtiments aux alentours.
Autre avantage concurrentiel mis en avant par François Arsac : la garantie décennale. « Nous sommes peut-être les seuls à en bénéficier ».

Adapté au climat méditerranéen

Côté entretien, comme pour toute toiture végétalisée, il est nécessaire de monter sur le toit deux fois par an pour retirer les mauvaises herbes et vérifier le bon fonctionnement.
Les deux principaux avantages de la toiture végétalisée sont la rétention d’eau en cas de fortes pluies et la limitation de la surchauffe estivale du bâtiment. Autrement dit, le « toit vert » est adapté aux caractéristiques du climat méditerranéen.
C’est pourquoi François Arsac espère bien y introduire son système, dont la masse va de 20 à 40 kg par m² de toiture et le coût est situé autour de 60 euros le m² (installation et première année d’entretien). « Pour l’instant, les toits végétaux n’ont pas réussi à percer dans le Sud car l’arrosage n’était pas assez pris en compte », dit-il.
La baisse des tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque qui sera peut-être bientôt actée par le gouvernement pourrait aussi permettre aux « toits verts » de rivaliser avec les « toits bleus ».

 

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